Red is still undead

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Tag - manifestation

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vendredi, octobre 10 2008

Existrans 2008

Ce samedi aura lieu la 12ème édition de l'Existrans à Paris. Comme l'année dernière, il y aura aussi des manifestations à Madrid et à Barcelone le même jour ; ainsi que, cette année, à Bruxelles, Lisbonne, Saragosse et Bilbao.

En 2009, c'est la domination mondiale.

Le slogan général de cette année est «Ni hommes, ni femmes, le binarisme nous rend malade».

Concernant Paris, je me permets de copier/coller le communiqué de presse des organisateurs :

L'EXISTRANS, marche des trans et des intersexes (1) aura lieu ce samedi 11 octobre à 14h, métro Belleville Parcours : Belleville -> Beaubou...

Il y a onze ans que nous marchons, et depuis onze ans rien n'a changé. Certains pays (la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, L'Espagne, la Hollande, le Népal) ont adapté leurs législations à la transidentité. Même si ces aménagements sont loin d'être parfaits, ils témoignent d'une volonté totalement absente en France. Les réponses de la France à la question trans sont l'immobilisme, les psys transphobes, le sensationnalisme des médias, le mépris. Dans notre communauté, la majorité fait face, bénéficie d'une vie professionnelle. Mais pour les autres, pour trop d'autres, c'est la précarité et le non-emploi, un taux de VIH qui double celui des gays, le travail sexuel non choisi, les violences subies rarement prises en compte par la justice... D'un point de vue médical, légal ou éducatif, tout reste à faire.

La médecine Que ce soit le chirurgien qui opère un bébé né intersexué ou le psychiatre qui s'attribue le droit de dire si une personne est trans ou pas, le pouvoir médical nie trop souvent la parole et les droits des trans et intersexes. Seul un rapport de confiance entre le médecin-psy et les personnes concernées, qui allie information médicale donnée et prise en compte des contraintes, peut permettre d'améliorer les choses. Nous demandons le retrait du transsexualisme des manuels de psychiatrie et que le recours à un psychiatre, dans le cadre d'une transition, ne soit plus obligatoire. La personne trans, comme tout autre personne, doit avoir la liberté de consulter ou non un psychiatre . Prochainement la Haute autorité de santé (HAS) doit soumettre un projet au sujet de la prise en charge des trans au ministère de la santé. Sans avoir réalisé d'études épidémiologiques et statistiques sur les traitements hormonaux prescrits aux trans et intersexe, ou sur les interactions des antirétroviraux avec d'autres pathologies, il est difficile d'imaginer un projet sérieux et réfléchi. D'autant que le point central de ce projet prévoit des centres experts dont le fonctionnement ressemble fortement à celui des équipes actuelles. Si expertise il y a, elle n'est certainement pas entre les mains de quelques soi-disant spécialistes mais bien entre les mains des personnes trans et intersexe elles-mêmes, et l'usagerE doit avoir le mot final sur l'hormonothérapie et les opérations.

Les lois Faire correspondre son identité sur les différents papiers administratifs reste une priorité dès lors qu'on souhaite avoir une activité professionnelle. Des évolutions doivent être mises en place : la mention de genre devrait pouvoir être changée, conservée ou supprimée à la demande des personnes. Idem pour le numéro INSEE (Sécu) dont le 1er chiffre devrait pouvoir être modifié ou supprimé. La modification de l'état-civil via une procédure administrative doit être simplifiée, sans recours à des expertises extérieures et sans contraintes de délais ou de modifications corporelles spécifiques. Ces évolutions administratives ne pourront se faire que si les discriminations à l'égard des trans et des intersexes sont reconnues et combattues :

* maintien des droits parentaux pour les trans déjà parents, * arrêt des répressions à l'encontre des travailleuses et travailleurs du sexe par l'octroi de statuts et de droits ; * mise en place de dispositifs d'insertion socio-professionnelle ; * prise en compte de la spécificité trans et intersexe et des risques que ces personnes encourent dans les espaces non-mixtes : milieu carcéral, piscines, logements étudiants, etc. * intégration de la discrimination liée à l'intersexualité et la transidentié dans les critères d'asile politique, tout comme dans les divers textes de lois destinés à prévenir les discriminations (code du travail, HALDE, loi sur la presse, etc.)

L'Éducation Chaque individu construit son genre qui doit lui être personnel, malgré les normes que nous impose la société. Nous demandons la formation, en partenariat avec des associations trans, de tous les personnels médicaux, administratifs et pédagogiques aux problématiques trans et intersexes. Parce que les trans et les intersexes sont confrontés avant tout à l'incompréhension de la société à laquelle ils appartiennent, parce qu'ils sont, dans de trop nombreux cas, en échec scolaire, parce que les violences urbaines naissent de l'ignorance, nous demandons que la transsexualité soit abordée, de la même manière que l'homosexualité, dans le cadre des cours d'éducation sexuelle. Notre colère est à la mesure des discriminations dont nous souffrons.

RESISTRANS - ASB - Act Up-Paris - MAG

Des manifestations similaires auront lieu à Barcelone, Bruxelles, Madrid, Lisbonne, Corunha, Donosti, Bilbao, Gasteiz, Saragosse. ............... (1) Trans : personne (opérée ou non) vivant socialement dans un genre autre que son genre biologique. Intersexe : personne au genre biologique indéterminé à la naissance.

mardi, novembre 27 2007

Manifestation étudiante

Aujourd'hui à Marseille, il y avait une manifestation étudiante et lycéenne. En fait dans le titre j'ai mis «manifestation étudiante», mais c'est quand même surtout des lycéen/ne/s, venu/e/s en masse.

On doit être entre un bon millier, je dirais. Je ne sais pas trop compter. Beaucoup de lycéen/ne/s donc, qui occultent presque les étudiant/e/s, présent/e/s mais pas tant que ça. Une banderole «Sauver la recherche» regroupe derrière elle quelques militant/e/s plus âgé/e/s, mais ils ne sont quand même pas très nombreux.

Le service d'ordre étudiant est bien organisé et veille à ce qu'il n'y ait pas de soucis (en tout cas jusqu'à ce que j'ai bifurqué au métro, c'est peut-être parti en live après).

À un moment, deux camarades de Sud-étudiants discutent d'un type à l'allure patibulaire qui a ramassé une barre de fer et joue avec. C'est, expliquent-ils, un gars de la BAC. Ils le reconnaissent : ils avaient déjà eu affaire à lui. On discute, je regarde ce type, et là d'un coup le flash : je n'en suis pas tout à fait sûre, mais il me semble l'avoir déjà croisée.

Pas dans une manif, mais au bistro. Le copain du frère d'une copine. Un type effectivement flic et visiblement space qui se vantaient de ses exploits sans qu'on sache trop s'il était mythomane ou pas. Personnellement, j'espère.

Déjà là il m'avait mise mal à l'aise, mais dans une manif je n'ai vraiment pas envie qu'il me reconnaisse. Je tourne la tête pour éviter qu'il voit mon visage et me lance dans le mini-cortège de la Jeunesse Communiste en vaincant brièvement mon agoraphobie latente.

Je suis une lâche, mais j'assume pleinement.

lundi, novembre 26 2007

Manifester, c'est sérieux

Pour moi, manifester, c'est quelque chose d'important parce que c'est bien souvent la seule façon de s'exprimer quand on ne possède pas de journal ou de télévision (certes, j'ai un blog, m'enfin bon).

C'est aussi quelqe chose de ludique. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne m'est pas arrivé de me faire chier dans des manifs ;mais en général, c'est quand meme quelque chose de sympa.

Et personnellement, j'aime bien quand il y a un peu d'humour, qu'on ne se prend pas forcément au sérieux. Parce qu'on peut prendre une cause au sérieux sans s'y prendre soi-même.

Cependant, la question de l'humour dans les manifs' ne provoque pas forcément autant d'unanimité. Il y a quelques années j'avais entendu parler d'une banderole humoristique d'intermittents dans le style «manif de droite» décrochée par le service d'ordre syndical, et je trouvais ça dommage.

Mais il semblerait pourtant que certains n'aient vraiment pas d'humour.

Par exemple ce petit article publié dans l'huma (via vive le feu) qui fait la morale aux militants anarchistes qui, en plus de ne pas être gentils avec les policiers venus manifestés en leur rappelant qu'ils sont en général du mauvais côté de la barricade, ont des slogans «bien peu respectueux des luttes en cours» : « La retraite, on s’en fout. On ne veut pas bosser du tout » ou encore « La retraite à vingt ans, pour baiser il faut du temps ».

Ce n'est pas le seul cas de manque d'humour manifestant. Arrêt sur images parle notamments des «barblés de Rennes II» : un dessin de barbelé destiné à limiter la zone journaliste, qui a «pris vie» dans le journal le monde. En dehors de l'aspect diffamatoire et désinformatif qu'on ne soulèvera pas ici (il y aurait d'autres cas dont il faudrait parler), il en ressort quand même que tracer des barbelés, c'est pas bien.

Mais les étudiants ne s'arrêtent pas là : ils ressortent aussi les goulags cette fois-ci dans une banderole (il me semblait avoir lu un tableau dans un autre article ? mais peu importe).

Alors je vois deux possibliités :

  • soit les étudiants sont des pires que staliniens totalitaires qui ressortent les goulags et les barbelés dès qu'ils peuvent sous une forme d'humour douteux qu'il faut condamner ;
  • soit au contraire les restrictions à la liberté n'en sont pas vraiment (le contrôle des mandats parait la base de la démocratie, et il paraît normal que des gens puissent vouloir débattre à l'abri des caméras) et du coup on peut se permettre d'avoir un peu d'humour ; auquel cas les journalistes ne font finalement que profiter de détails anodins pour avoir un prétexte pour cracher sur des mouvements qu'ils n'aiment pas.

Bizarrement, il y en a une que je trouve plus probable que l'autre...

mardi, novembre 20 2007

Manifestation / Trans day of remembrance

Ou, deux trucs qui ont pas grand-chose à voir pour le prix d'un billet.

Trans day of remembrance

Le 20 novembre, c'est le «Trans day of remembrance». En français, la journée de mémoire transgenre, dédiée aux personnes trans' assassinées dans des crimes de haine. Les meurtres transphobes sont souvent extraordinairement barbares, tandis que les assassins expliquent régulièrement qu'ils sont en fait... les victimes, puisqu'ils ont été «trompés» sur le sexe de la personne, et sont parfois partiellement ou totalement dédouanés.

Pourtant, la transphobie n'est toujours pas reconnue dans la loi française, qui, au contraire, l'organise avec la psychiatrisation des trans' et la non-reconnaissance de leur identité de genre.

Manifestation

À Marseille, on était entre 12000 (selon la police) et 60000 (selon les syndicats), soit 42000 (selon moi) à manifester pour la défense des services publics. Il y avait plus de monde que le 18 octobre, ce qui est en partie dû au fait que les étudiants étaient plus nombreux cette fois-ci. Effectivement les facs de la région commencent à se mobiliser : si la fac d'Aix est toujours fermée administrativement, la fac de Saint-Chales est bloquée depuis hier, tandis que Luminy s'est aussi prononcée contre la loi en AG (sans pour l'instant grève ni blocage).

Bref, espérons que ça continue et que ça se renforce encore.

samedi, novembre 10 2007

Manif' contre ITER

Encore une manifestation où j'avais oubliée mon appareil photo. Oups.

Ça avait lieu à Marseille, 850 personnes selon la police, Un côté «baba cool écolo» un peu présent mais dans les limites du raisonnable. Du point de vue des forces politiques, seules les anars (FA et CNT), la LCR et un peu les Verts étaient présents.

Personnellement j'avoue que j'étais pas très convaincue par le rejet d'ITER. Je veux dire, j'aimais pas le côté peu démocratique du truc (je me rappelle qu'il y avait un débat organisé... après la décision), mais point de vue scientifique et écolo je me disais que quand même, si y'avait un moyen d'avoir du nucléaire propre ce serait cool.

Du coup histoire de me document un peu parce que j'y connaissais pas grand-chose, j'ai pris le petit argumentaire (fin, 12 pages A4, quand même) de Sortir du Nucléaire.

En gros les arguments que j'en retiens :

  • ITER n'est qu'un prototype et pas un réacteur. La fusion nucléaire si par miracle elle est possible, ce sera à long terme.
  • Le coût est faramineux : 10 milliards d'euros.
  • ITER est dangereux : il y aura besoin de tritium, un gaz à risque, très toxique et dur à stocker. Qui plus est c'est utilisé par les bombes H, d'où risque de prolifération.
  • En lien avec ces histoires de bombes H, ITER servirait aussi les intérêts militaires puisque à l'heure actuelle et dans un futur proche le processus de fusion nucléarire n'est utile que dans les bombes H.
  • ITER n'est pas propre et produirait 30 000 tonnes de déchets radioactifs.
  • La Fusion n'est absolument pas une réponse à l'effet de serre : dans le meilleur des cas, ce serait fonctionnel d'ici un demi-siècle. Autant dire que le climat a le temps de se réchauffer. Même là, ça resterait une solution insuffisante car vu comme c'est compliqué ça serait reservé à quelques pays riches.

Personnellement j'avoue que c'est le dernier argument que je trouve le plus pertinent, et je suis finalement assez convaincue que le fric qui part à ITER pourrait être utilisé d'une meilleur manière.D'un autre côté on pourrait se dire qu'il il y a encore des pires façons d'investir le fric : porte-avion nucléaire par exemple. Mais on le fait aussi, donc...


Sinon, anecdote qui n'a absolument rien à voir avec l'écologie ou le nucléaire : alors que, pendant la manif', la plupart des militants, y compris ceux qui sont aussi des militants actifs LGBT, persistaient à parler de moi au masculin malgré ma jupe, mon maquillage à la truelle et mes boucles d'oreilles roses, au retour, en m'arrêtant dans une boulangerie, des djeuns au look «caillera» indécis sur ce qu'ils allaient prendre ont laissé passer «la dame». Comme quoi parfois les petits mots anodins mais qui font plaisir ne viennent pas de ceux auxquels on s'attendait....

vendredi, octobre 19 2007

Manifestation du 18 octobre à Marseille

Évidemment, pour la première manifestation de taille importante de l'année, j'ai oublié de prendre mon appareil photo.

Ce qui est un peu dommage, parce que du coup je me suis un peu emmerdée vers le milieu de la manif' quand on avait plus de tracts à distribuer et qu'il fallait encore attendre pour se mettre en bout de cortège afin de défiler en tant que LCR[1] que tout le monde passe. Et ça a pris du temps.

Parce qu'à Marseille, il y avait du monde. 7300 selon la Police, 50000 selon les organisateurs. C'est un peu la spécificité marseillaise, les écarts police-organisateurs encore plus béants qu'ailleurs ; personnellement je dirais qu'on était aux alentours de 30000, ce qui fait autant qu'à Paris (mais le métro fonctionnait à Marseille contrairement à Paris).

Ce qui était à mon sens vraiment positif, c'est que, si le mot d'ordre de départ était la défense des régimes spéciaux, ça s'était tout de même bien élargi : il y avait aussi beaucoup de salariés du reste de la fonction publique, mais aussi un peu du privé, un cortège étudiant loin d'être aussi massif que pendant le CPE mais néanmoins significatif, etc.

Bref, une démonstration qu'on peut réagir un peu face à Sarkosy et qu'on ne se laissera pas faire.

Notes

[1] De manière honnêtement assez minable. Pas de banderole, un drapeau pour cinquante militants et quelques autocollants pas du tout visibles. La lose, quoi.

dimanche, octobre 7 2007

Resistrans à Paris et Marseille

Ce week-end il y avait donc différentes manifestations contre la psychiatrisation des trans' : à Paris le samedi et à Barcelone le dimanche. Il y avait aussi un petit rassemblement à Marseille. Petit compte rendu de ce que j'ai pu voir à Paris et Marseille.

Paris

(Note: j'ai pris quelques photos pendant la manif. Par contre comme j'aime pas montrer des visages non floutés, et que j'ai la flemme de flouter, j'ai appliqué un filtre gimp qui devrait rendre les visages non reconnaissables. L'effet secondaire c'est qu'il est possible que ça donne un peu l'impression que votre écran, vos yeux, ou les deux, sont endommagés. Désolée :o) )

paris01.jpg

Il y avait quelques centaines de personnes à Paris ; une dépêche AFP parle de 400. Si je ne m'attendais pas à deux cent mille personnes, jai quand même été un peu déçue. paris02.jpg

Il y avait quelques associations non-trans' (Act-Up Paris, Amnesty, Les Panthères Roses notamment) et la représentation de personnes de quelques partis politiques (j'ai vu des tracts et autocollants du PC, de «Homosexualités et socialisme» (lié au PS), des verts et de la LCR). Cela dit bon, ce n'est que mon avis mais je pense que ça aurait pu être un peu plus massif, surtout à Paris. paris03.jpg

Fait nouveau (je crois, en fait je n'étais pas là les années précédentes) la question «intersexe» (c'est à dire toutes les personnes dont le sexe biologique n'est ni totalement «mâle» ni totalement «femelle») était présente,que ce soit dans la plate-forme de la manifestation (arrêt des mutilations et des traitements hormonaux imposés) et dans les prises de paroles à la fin. C'est un point plutôt positif je trouve même si ça reste bien évidemment à creuser.paris04.jpg

Au niveau des slogans il y en avait quelques uns plutôt sympas, du genre "<voix grave>un trans, c'est comme ça</voix grave><voix aigue>une trans, c'est comme ça</voix aigue>Ta gueule le psy, tu nous fatigues", ou encore "psychiatres partout, hormones nulle part". Cela dit l'idée de faire des slogans avec «(dé)psychiatrisation» dedans, vu comme c'est chiant à dire, c'est vraiment pas une bonne idée :) paris05.jpg

En conclusion, paris06.jpg malgré le nombre assez réduit c'était plutôt sympa, surtout que c'était l'occasion de recroiser certaines personnes rencontrées aux UEEH :) (Et à l'université d'été de la LCR aussi, d'ailleurs) Mais j'espère quand même qu'il y aura plus de monde les années suivantes...

Marseille

À Marseille c'était évidemment encore plus petit : les Brigades Roses avaient appelé à un rassemblement et on était entre dix et vingt. On a surtout fait une diffusion de tract dans le parc Borély. marseille01.jpg

C'était aussi une après-midi plutôt sympa, surtout qu'il y a pire endroit marseille02.jpg pour donner des tracts, et c'est plutôt bien qu'il y ait eu un truc à Marseille ; cela dit l'année prochaine il faudra qu'on s'organise mieux histoire d'être plus visibles et plus nombreux :)

jeudi, février 8 2007

Bové en manif

Aujourd'hui, il y avait la manif «fonction publique» à 10h30, et j'ai presque réussi à arriver avant le départ, ce qui est un exploit vu que j'aime pas me lever tôt. Chose encore plus étonnante, je ne me suis pas gourré d'horaires ou de lieux, vu comme je suis douée.

Autour de 15000 personnes (enfin, à vue de nez) à Marseille, ce qui ne vaut certes pas les manifs' monstres contre le CPE mais qui est plutôt bien vu le peu de mobilisation en cette période pré-electorale.

Je passe la majeure partie du temps de la manif' à diffuser le tract pour la fête rouge qui aura lieu ce samedi (côté pile - côté face, un tract plus classique de la LCR). Et puis d'un coup, au milieu du cortège, tout plein de caméras. Elles sont agglutinées autour de José Bové, qui était dans la région après son meeting de la veille à Aubagne.

Pour Bové, j'ai pas été douée par contre. Je croyais que son meeting était le lendemain, du coup forcément, j'y suis pas allée. Je veux dire, c'est pas forcément que je le soutienne, mais je serais bien allée voir, quoi.

Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça, à vrai dire. D'un côté je trouve qu'il se pose pas mal en super sauveur, limite gaullien, et la façon de se dire représentant des collectifs antilibéraux me parait tout de même relativement autoproclamé, de l'autre il y a tout de même un début de dynamique autour de sa candidature qui n'est pas inintéressant. J'aurais vraiment aimé que sur ce coup la direction de la LCR se montre plus ouverte. Un truc du genre Bové-Besancenot, ça aurait eu de la gueule, je pense.

Cela dit ça me soule un peu qu'on parle que de présidentielle et de qui serait candidat ou pas. Olivier Besancenot est super bien, et profiter des élections pour faire passer quelques idées est sans doute une bonne chose (que ce soit dans le cadre d'une candidature "unitaire" ou solitaire, d'ailleurs), mais parfois j'ai l'impression que ça absorbe du temps militant qui aurait pu être passé à faire des choses plus concrètes.