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  <title>Red is still undead</title>
  <link>http://red.reveries.info/</link>
  <description>Und34d Sovi3tic Tranny !

Notes politiques ou non d'une militante trans' de la LCR.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 05 Aug 2008 11:49:21 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>L'impérialisme transsexuel</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/08/02/L-imperialisme-transsexuel</link>
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    <pubDate>Sat, 02 Aug 2008 11:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>hijra</category><category>kathoey</category><category>occidentalo-centrisme</category><category>trans</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le titre, pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de ce merveilleur
livre, est une référence à «L'empire transsexuel» de Janice Raymond, qui
explique comment les transsexuels colonialisent l'identité et la culture
féminine. Je ne résiste pas à citer une phrase que j'adore :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tous les transsexuels violent les corps des femmes en réduisant la forme
féminine réelle à un artefact, s'appropriant ce corps pour eux-mêmes. Les
transsexuels coupent simplemennt le moyen le plus évident d'envahir les femmes,
pour paraître non-invasifs.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bon, je vous rassure, je ne vais pas parler de ce bouquin plus longtemps,
parce que je ne pense pas que les trans' colonialisent l'identité des
femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, je pense qu'il y a une certaine colonisation de certaines
identités dans certaines cultures sous le terme occidental de «transsexuel»,
dont j'ai vu quelques exemples dans des news ces jours-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commençons par &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/article/243222/Des-toilettes-pour-travestis-Un-labrador-candidat-a-la-mairie.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la moins pire&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Des toilettes pour les élèves travestis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les matins, avant d’aller en cours, les élèves du lycée Kampang, dans
une région rurale de Thaïlande font un petit tour aux toilettes. Les toilettes
des filles d’un côté, celles des garçons de l’autre et… celles pour les
travestis au milieu, symbolisées par une silhouette coupée en deux, moitié
homme en bleu et moitié femme en rouge. Des toilettes réservées aux plus de 200
garçons qui se considèrent comme «transgenre». Les «katoey», nom thaïlandais
des transgenres «pourront aller aux toilettes tranquillement sans avoir peur
qu'on les regarde, qu'on se moque d'eux ou qu'on les pelote», souligne le
directeur de l'établissement.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au moins, là, on utilise le terme thaïlandais (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Kathoey&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;katoey ou kathoey&lt;/a&gt;), et
on fait le lien avec le terme «transgenre», qui a au moins l'avantage d'être
suffisamment large et flou pour être a priori capable de les inclure, même si
je ne suis pas persuadée que dire que le terme «katoey» est «le nom thaïlandais
des transgenres» soit vraiment pertinent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/article/20080730/CPMONDE/80730074/5024/CPDMINUTE&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;autre article sur le même sujet&lt;/a&gt; est un peu plus
problèmatique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Une école secondaire de la Thaïlande a installé des toilettes destinées au
«troisième sexe».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette décision a été prise après que la direction eut découvert que 10% des
garçons qui fréquentent l'école se considèrent comme transsexuels et n'aiment
pas utiliser les toilettes pour les garçons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur de l'école explique à la BBC que la situation était une source
de distraction pour ces jeunes garçons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«C'est bien que l'école nous voit comme nous sommes», déclare un jeune
transsexuel.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette fois-ci, non seulement on n'a plus le terme thaïlandais, et surtout on
utilise le terme «transsexuel» à la place de transgenre. Transsexuel, c'est
quand même beaucoup plus restrictif, et pour le coup ça ne correspond plus
franchement. On fait rentrer dans une définition occidentale (et qui vient du
monde médical) une réalité qui n'y rentre vraiment que très moyennement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, &lt;a href=&quot;http://thestar.com.my/metro/story.asp?file=/2008/8/1/central/1686989&amp;amp;sec=central&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;un autre article en anglais&lt;/a&gt; parle d'un rassemblement
religieux des &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Hijra_%28South_Asia%29&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Hijras&lt;/a&gt; en Inde. Ou plutôt, c'est moi qui le déduis, parce que
l'article ne parle que de «transsexuels». Là encore, c'est assez aberrant,
puisque la majorité des Hijras ne sont pas transsexuels, et la plupart, si j'ai
bien compris, se voient comme ni homme ni femme ou d'un troisième genre et
n'essaient pas de «passer» pour des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accessoirement il y a un rapport à la religion et au système de caste que je
ne maîtrise certainement pas, mais qui explique pourquoi il y a ce genre de
rassemblement religieux. La base même de ce rassemblement n'a aucun sens si on
l'analyse juste en terme de «transsexuels».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, tout ça pour dire que je trouve dommage, simpliste, et au final
colonialiste la tendance à vouloir faire rentrer dans les termes occidentaux
des réalités qui n'y correspondent pas (ou pas entièrement), sans même chercher
à expliquer qu'il y a des «nuances». C'est nier la spécificité de ces identités
et de ces cultures.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Irréelle</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/07/30/Irreelle</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Jul 2008 00:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Personnel</category>
        <category>déprime</category><category>laibach</category><category>trans</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je ne suis pas un vrai mec. Ça, je l'avais compris de puis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me dit aussi que je ne suis pas une vraie femme non plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me dit que je ne suis pas une vraie lesbienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me dit que je ne suis pas une vraie trans',&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me dit que je ne suis pas une vraie féministe, vu que je suis trans',
même si pas une vraie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui, au final, m'amène à me poser la question suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que j'existe vraiment, au final ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me fait quand même bien comprendre que non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mise à jour du 31 juillet : je crois que j'ai trouvé ma réponse dans
des paroles de la chanson &lt;em&gt;Achtung&lt;/em&gt; de Laibach&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/30/#pnote-265004-1&quot; id=&quot;rev-pnote-265004-1&quot; name=&quot;rev-pnote-265004-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Achtung beide seiten&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Achtung beide pole&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Das wahre ist nicht immer wahrheit&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Aber wir sind immer hier&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce qui, si google traduction ne me trahit pas, veut dire en gros :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Attention les deux côtés&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Attention les deux pôles&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le vrai n'est pas toujours la vérité&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais nous sommes toujours là&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/30/#rev-pnote-265004-1&quot; id=&quot;pnote-265004-1&quot; name=&quot;pnote-265004-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Oui, je crois qu'il n'y a que moi pour trouver le
rapport avec des questions de genre dans &lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/03/04/Laibach&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un groupe souvent qualifié de néo-nazi&lt;/a&gt;, mais c'est pas grave
:p&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Dégoûtée</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/07/29/Degoutee</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Jul 2008 23:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Personnel</category>
        <category>ma vie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Note: ce post a été autocensuré (ou, pour faire une version plus
stalinienne, subi une révision de l'histoire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bref, je vis actuellement dans un certain cadre un moment assez difficile
par rapport aux questions trans'. Ma réaction d'hier soir était un peu exagérée
et surtout je pense que ce n'est pas forcément un mal que ce genre de choses se
produisent, même si c'est assez dur à vivre. J'espère que ça permettra de
percer l'abcès et d'avancer sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant vu que c'est quelque chose en cours, je suis désolée, mais je
ne m'étendrai pas pour l'instant sur le sujet.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Rassemblements pour Rosa Pazos</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/07/28/Assassinat-de-Rosa-Pazos</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 16:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>meurtre</category><category>trans</category><category>transphobie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Un peu en retard, mais pour signaler rapidement qu'aujourd'hui ont lieu en
Espagne un certain nombre de rassemblement suite au meurtre de la militante
trans' et anarchiste Rosa Pazos, assassinée le 11 juillet à Séville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas pu avoir à cette heure la traduction française du &lt;a href=&quot;http://www.deminorias.com/noticia.php?ID=15075&quot; hreflang=&quot;es&quot;&gt;communiqué signé
par un certain nombre d'organisations LGBTI&lt;/a&gt;, aussi je me contente de le
résumer et de copier/coller la version espagnole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils exigent notamment un éclaircissement des faits et le traitement du
processus sous des conditions respectant la personne assassinée, de la part des
autorités et des médias, dont le travail informatif a pour l'heure été
offensant et transphobe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils dénoncent la transphobie qui était présente dans la vie quotidienne de
Rosa Pazos, notamment le fait qu'elle n'ait pas eu droit à de la chirurgie ou
un changement de papiers parce que les personnes souffrant d'un diagnostic de
&amp;quot;schizophrénie&amp;quot; ou une autre &amp;quot;maladie mentale&amp;quot; n'ont pas le droit de disposer
de leurs corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils dénoncent aussi la transphobie quotidienne présente dans la rue, les
lois, les médias. Ils demandent que l'Administration Publique assume ses
responsibilités et effectue un travail sérieux pour l'intégration des personnes
trans'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils dénoncent la vulnérabilité dans laquelle se trouve les personnes trans'
et la fréquence alarmante des meurtres dans des circonstances &amp;quot;étranges&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ils revendiquent que le combat contre la transphobie est une lutte de
tous et toutes et que la seule manière de combattre la transphobie quotidienne
est d'apprendre à l'identifier et à la dénoncer dans tous les endroits où cette
violence est produite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Merci aux camarades de la &lt;a href=&quot;http://guerrilla-travolaka.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;ca&quot;&gt;Guerilla Travolaka&lt;/a&gt;
pour avoir transmis l'information.)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;Comunicado por el asesinato de Rosa Pazos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La activista transexual y anarquista sevillana, Rosa Pazos fue asesinada el
pasado 11 de julio en su domicilio. Organizaciones de minorías sexuales de todo
el estado español han convicado concentraciones para este lunes como repulsa.
Adjuntamos comunicado conjunto de estas organizaciones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;El pasado viernes 11 de julio, Rosa Pazos, activista transexual de 47 años,
fue hallada muerta en su domicilio de Sevilla. Tras someter su cuerpo a la
correspondiente autopsia, el Instituto Anatómico Forense emitió un informe en
cual se expresaba que Rosa había sido objeto de apuñalamiento.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los grupos y colectivos firmantes de este manifiesto exigimos con carácter
de urgencia:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- El esclarecimiento de los hechos que rodearon la muerte de Rosa Pazos y
ello a la mayor brevedad con el fin de evitar difamaciones sobre las causas
asociadas a su muerte así como incrementar el dolor que ya de por sí supone
para familiares, amigas/os y compañeras/os de Rosa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- La implicación en el caso del Fiscal General del Estado, Sr. Cándido
Conde Pumpido con el fin de exigir y agilizar el esclarecimiento de los citados
hechos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- El tratamiento del proceso bajo las condiciones de máximo respeto a la
dignidad de la fallecida y de quiénes le rodean, tanto por parte de las
instancias policiales y judiciales involucradas en el proceso como por parte de
los medios de comunicación, cuya labor informativa sobre el caso de Rosa hasta
el momento ha resultado extremadamente ofensiva y transfóbica tal y como se
viene denunciando desde el conocimiento de la noticia. El respeto a la
identidad de Rosa y a la intimidad de su persona descarta el sensacionalismo de
los medios y el talante discriminatorio con el que hasta la fecha se ha
abordado la noticia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al mismo tiempo, denunciamos la enorme transfobia que rodeó la vida
cotidiana de Rosa, así como el hecho de que se le negara su derecho al cambio
de documentación y acceso a la cirugía debido a que nuestro sistema de salud
entiende que una persona con un diagnóstico de esquizofrenia o cualquier otra
&amp;quot;enfermedad mental&amp;quot; no puede decidir sobre su cuerpo o su identidad de género.
Esa era la denuncia de Rosa y sin duda también la nuestra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las transfobias cotidianas que se encuentran en las calles, en las leyes, en
los medios de comunicación, etc, son las que impiden a muchas personas acceder
a derechos básicos como el acceso al mundo laboral, el respeto a la propia
identidad y el derecho a la autodeterminación del propio cuerpo lejos de la
tutela psiquiátrica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exigimos que la Administración Pública asuma su responsabilidad y trabaje
para la integración laboral y social de las personas trans. Exigimos un trabajo
serio, a la altura de la gravedad y la importancia de la situación: no queremos
más parches, creemos firmemente que la manera de evitar este tipo de
situaciones es trabajar directamente desde la raíz del problema y hacerlo sin
excusas. No es una propuesta seria ni consecuente aquella que aprueba una &amp;quot;ley
de identidad de género&amp;quot; para evitar la discriminación y al mismo tiempo trata
de enfermas a quienes manifiestan una identidad de género diferente a la
mayoritaria. Diferente, no por ello patológica. Reivindicamos que se trabaje
para deconstruir los estereotipos que asocian la identidad trans con lo
extraño, lo monstruoso y lo perverso, por destruir todos esos mensajes que
generan odio y nos convierten en marginados y marginadas sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denunciamos una vez más la extrema vulnerabilidad de nuestro colectivo y la
más que alarmante frecuencia con la que nos encontramos casos de personas trans
muertas en extrañas circunstancias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reivindicamos nuevamente que la lucha contra la transfobia es una lucha de
todos y de todas, es un compromiso de quienes queremos construir una sociedad
distinta. Que la única forma de acabar con estas discriminaciones y violencias
que se visibilizan en las calles de nuestras ciudades, en los despidos, en la
exclusión, en las agresiones verbales y físicas es identificarlas en nuestro
entorno más cercano y denunciarlas en todo momento. Porque aunque desde los
movimientos sociales luchemos para acabar con la transfobia, la verdadera lucha
está en nuestras calles, nuestros barrios, nuestras escaleras, donde cada día
se vive la violencia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por todo ello, los grupos abajo firmantes convocamos a todas las personas el
próximo lunes 28 de Julio a las 18 horas para acudir a las concentraciones que
tendrán lugar en las diversas ciudades en aras de exigir una investigación
transparente de rigor y el cese de la transfobia que ha venido acompañando al
tratamiento del caso de la muerte de Rosa Pazos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recordamos que los grupos de Barcelona, Bilbao, Donosti, Gastéiz, Galicia,
Madrid y Zaragoza aquí firmantes realizamos ya una labor de observación sobre
la evolución judicial y mediática del caso con objeto de denunciar cualquier
tipo de injerencia o de vulneración que por acción u omisión pueda tener lugar
durante el proceso. Así mismo, denunciaremos por los cauces formales
pertinentes cualquier tipo de acto que atente contra la dignidad de la
fallecida y en particular aquellos de naturaleza discriminatoria que se dirijan
contra el respeto a la identidad de género.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BARCELONA - 18:00 - Frente a la sede de Delegación de Gobierno&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BILBO - 19:30 - Plaza Circular Abando&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DONOSTI - 19:30 - Frente al Boulevar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GASTÉIZ - 19:30 - Plaza de la Virgen Blanca&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MADRID - 18:00 - Frente a la sede de la Fiscalía General del Estado (c/
Fortuny, nº4, Colón)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SANTIAGO DE COMPOSTELA - 20:00&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CORUÑA - 21:00 - El Obelisco&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ZARAGOZA - 20:30 - Plaza de España&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SEVILLA - 20:00 - Pza. Barrio de la Barzola&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Firman este manifiesto: Acera del Frente, Madrid Guerrilla Travolaka,
Barcelona MariBolheras Precárias, Corunha Stonewall, Aragón Medeak, Donosti
Mass Medeak, Bilbo Ehgam, Euskal Herria ATA (Asociación de Transexuales de
Andalucía) 7menos20, Gastéiz Amasol, Aragón Asoc. madres y padres de lesbianas,
gays, transexuales y bisexuales de Aragón ATURUXO (Federaçom de Associaçons
LGBT da Galiza) Col·lectiu Gai de Barcelona Emaize, asesoría sexológica del
ayuntamiento de Gasteiz Énfasis, Gasteiz Errespetuz-Asociación Vasca de
Transexuales (Euskadi) Front d’Alliberament Gai de Catalunya Gaytasuna, Gastéiz
Gaztehgam, Euskal Herria Grupo de Respuesta Antipatriarcal, Madrid Liberacción,
Madrid Panteras Rosas, Galiza Nomepisesofreghao (feministas desgeneradas),
Galiza Centro Social Atreu, Galiza Panteras Rosas, Sevilla Queer Ekintza, Bilbo
RQTR, Madrid Towanda, Aragón Panteras Rosa, Portugal&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>C'est la même chose...</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/07/16/C-est-la-meme-chose</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 11:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>burqa</category><category>fadela amara</category><category>hijab</category><category>islamophobie</category><category>voile</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Et par &amp;quot;la même chose&amp;quot;, on parle de &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/article/242089/France-Fadela-Amara-le-voile-et-la-burqa-c-est-la-meme-chose.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la Burqa et du voile&lt;/a&gt;, en tout cas selon Fadela Amara, et pas,
mettons, de la gauche parlementaire et de la droite parlementaire, qui semblent
pourtant complètement à l'unisson sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Fadela Amara, je la trouve plus balaise encore que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas favorable au port du voile», dit-elle avant de rectifier: «Je
ne parle pas de nos mères mais des filles nées en France».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je suis tout à fait d'accord avec elle pour dire que la génération des
«filles nées en France» ne porte pas forcément le voile pour de même raisons
que la génération précédente. Mais dire qu'il y a un bloc de «mères» pour qui
c'est OK mais les «filles» non, euh... Surtout si c'est pour des raisons de
sexisme, j'ai pas forcément l'impression que la génération précédente soit
spécialement plus émancipée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voile, oui, mais seulement si t'es vieille, quoi. Logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuons :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi des mecs qui kiffent des filles avec la burqa, c'est donc
parfois de l'ordre du fantasme sexuel&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Donc, le problème de la Burqa c'est que ça cache les filles du regard sexuel
des autres hommes. Mais aussi que ça les sexualise parce que c'est un fantasme
sexuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Euh, c'est pas un peu contradictoire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne nie pas le fait que quelque chose qui est destiné à limiter la
sexualité finisse comme fantasme sexuel, il n'y a qu'à voir les ceintures ou
les cages de chasteté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que ça veut dire que toutes les femmes (parce que leur logique
féministe veut, je le rappelle, qu'on ne fasse pas chier les mecs) qui aiment
être «bottom» dans les relations BDSM sont des anti-républicaines
aussi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après Fadela Amara dit des choses vraies :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Fadela Amara juge cette décision «excellente, légitime, particulièrement
crédible parce qu'elle se fonde sur les valeurs de notre République».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je pense effectivement que cette décision se fonde sur les mêmes valeurs qui
ont conduit à la collaboration enjouée pour faire la chasse aux juifs et aux
cérémonies de dévoilement pendant la guerre d'Algérie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis bon, sérieusement, à force de stigmatiser les personnes qui portent
le voile, je pense que ça encourage plus à le porter en réaction à
l'islamophobie gouvernementale qu'autre chose. Je veux dire, putain, je crois
que si j'avais pas peur que ce soit mal interprétée des femmes musulmanes et
que je sois pas capable de le faire tenir sur ma tête, je me mettrais à le
porter aussi, ce putain de voile, rien que pour faire chier ces cons.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://red.reveries.info/post/2008/07/16/C-est-la-meme-chose#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>The construction of transgender</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/07/13/The-construction-of-transgender</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8b8581f92ef2176000f98613cf83b046</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 21:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>English</category>
        <category>essentialism</category><category>feminism</category><category>social constructivism</category><category>trans</category><category>transgender</category>    
    <description>    &lt;p&gt;While many feminists defend the rights of transpeople and even see
&amp;quot;transgender&amp;quot; as something positive in the fight against patriarchy, there have
also been feminist criticisms of &amp;quot;transgender&amp;quot; or &amp;quot;transgenderism&amp;quot; (a recent
one being from &lt;a href=&quot;http://feminazi.wordpress.com/2008/06/08/part-two-deconstructing-transgenderism-for-non-radical-feminists/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;miss Andrea&lt;/a&gt;, who triggered quite hostile reactions but who at
least allowed me to find a title for this post :p). While the &amp;quot;transgender&amp;quot;
term is quite large and groups different things (crossdressers, gender-queer,
...), the main reproaches are concentrated on people who physically
&amp;quot;transition&amp;quot; (i.e., go through hormonotherapy or surgery) and/or who define as
being in the &amp;quot;opposite&amp;quot; gender than the one they were assigned to. (For me,
that would more or less correspond to the &amp;quot;transsexual&amp;quot; category, but since the
debate has been launched on &amp;quot;transgender&amp;quot; and I prefer this term, I'll stay
with it.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personally, I'd tend to divide those criticisms into two trends:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;an essentialist one, which basically says &amp;quot;you'll never be a woman because
you'll never be pregnant&amp;quot;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;a more constructivist one, which would rather say &amp;quot;transgender actually
reinforces gender norms&amp;quot;.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;While I don't think the first is interesting, my opinion is that the second
one needs to be adressed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I think it raises interesting questions, one of them being: &amp;quot;are transgender
people 'compatible' with social constructivism ?&amp;quot;. I believe the answer is YES,
and this is why I'd like to explain my (social constructivist) vision of
&amp;quot;transgender construction&amp;quot; (i.e, how an individual can end up as transgender,
not the construction of the transgender movement&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#pnote-260277-1&quot; id=&quot;rev-pnote-260277-1&quot; name=&quot;rev-pnote-260277-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;). Since I am not
an intensive reader, I don't know if what I say here has already been said
elsewhere, or proven to be wrong. I guess that, for a tranny, it is a bit of a
difficult exercise since it requires to have an analysis which is sometimes in
contradiction with personal feelings ; I just hope I didn't get too wrong on
it.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;A woman soul in a man body&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;There is this expression, over and over: &amp;quot;a woman soul in a man body&amp;quot;. There
are other sentences to describe transgenderism which I find essentialist (e.g,
&amp;quot;an error from Nature&amp;quot; or &amp;quot;being born in the wrong body&amp;quot;), but this one is #1.
It has been repeated so much that the mere fact of saying that you're trans'
can trigger reactions such as &amp;quot;Oh, yeah, a woman soul in a man body. Must be
hard for you.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I don't like this expression. Actually, I hate it. First, I'm a materialist,
I don't believe in some obscure soul. I don't think I was a woman who has been
reincarnated or something like that.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And, what with the &amp;quot;man body&amp;quot; part ? My body is mine. So, if I'm a woman,
it's a woman body. Since I rather define as a tranny, it's a tranny body. But
it's not a &amp;quot;man body&amp;quot;. It may be a biologically male body, but not a man one,
since, well, &amp;quot;man&amp;quot; and &amp;quot;woman&amp;quot; are social constructs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now, I have to admit that there is actually some truth in this sentence,
even if I don't like the formulation. Basically, it says that the person,
though she has a biologically male body and is seen and assigned as &amp;quot;man&amp;quot;,
deepely feels being a woman.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;A constructivist hypothesis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;I saw some constructivist feminists having problems with this (people
feeling being of the &amp;quot;other&amp;quot; gender). Personally, while I don't remember I ever
felt my &amp;quot;soul&amp;quot; was a woman's one, I think it is quite understandable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a nutshell, I would say that &amp;quot;transgender&amp;quot; exists because of gender.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gender, for me, is a social construct; but I think the assignation process
is not 100% reliable. I think part of the explanation is just &amp;quot;sometimes,
things don't work&amp;quot;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#pnote-260277-2&quot; id=&quot;rev-pnote-260277-2&quot; name=&quot;rev-pnote-260277-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Basically, for a reason or another, transgender people end up &amp;quot;feeling&amp;quot; that
they are not &amp;quot;true men&amp;quot; or &amp;quot;true women&amp;quot;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#pnote-260277-3&quot; id=&quot;rev-pnote-260277-3&quot; name=&quot;rev-pnote-260277-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Since there is a
very high social pressure to be either man or woman, well, if you're not one,
you're the other. And since men are supposed to have biologically male bodies,
and women are supposed to have biologically female bodies, it ends up being
easier to take hormones and have surgery.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now, something which must be made clear before going further: what I say
here is at an analysis level. When you live it, of course, you don't say to
yourself &amp;quot;oh, I don't feel good as a man, let's say I'm a woman&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personally, I am taking hormones, and I didn't do it because I thought &amp;quot;oh,
it will be easier this way&amp;quot;. What I felt is that I hated my body and it wasn't
me and taking hormones to make it more &amp;quot;female&amp;quot; was making peace with myself.
But that is at the &amp;quot;feeling&amp;quot; level; from a feminist analysis, I believe that
the reason of these feelings lies not in a innate female brain or female soul,
but in what society made me understand since I was born.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While I understand that some people find easier to say that they were &amp;quot;born&amp;quot;
like that, I don't think it's less &amp;quot;respectable&amp;quot; to say that what you are and
what you feel are the results of a social construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now all of this doesn't mean that I think the biological body of a person
doesn't play a role at all in the gender they determines themself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What I don't think is that biological features of a body are &lt;em&gt;per se&lt;/em&gt;
&amp;quot;man&amp;quot; or &amp;quot;woman&amp;quot; features. Of course, if I live in a society where all men are
expected to be physically strong, and I'm not, this can play a role in whether
I can feel &amp;quot;man&amp;quot; or not. But it is not because being strong is in itself a man
thing; it is because being strong is a man thing &lt;em&gt;in this culture&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;On the &amp;quot;reinforcing gender&amp;quot; thing&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Now all of this doesn't answer the initial feminist criticism: by
identifiying as the opposite gender and undergoing physical changes, do
transpeople reinforce gender norms ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Since I say that the feeling of being a &amp;quot;man&amp;quot; or a &amp;quot;woman&amp;quot; and the need to
undergo physical changes are the results of social pressure, the answer could
be: &amp;quot;yes&amp;quot;, because, well, they just don't resist enough. And the same could be
said of, well, non-trans people who define as &amp;quot;men&amp;quot; or &amp;quot;women&amp;quot; and don't resist
gender norms &amp;quot;enough&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But I have trouble saying that the act in itself is &amp;quot;sexist&amp;quot; or &amp;quot;reinforcing
gender norms&amp;quot; because it depends how it is seen. E.g., I think saying &amp;quot;I will
be a real woman when I have surgery&amp;quot; does reinforce gender norms (in this case,
the link &amp;quot;vagina=woman&amp;quot;), while I don't think it is the case for &amp;quot;I will accept
my body better when I have surgery&amp;quot;. It's the same thing for, say, high heels.
I don't have a problem with a woman wearing high heels if she likes that, but I
think there is one if the only reason to wear them is because she's a
woman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now I think that, concerning transgender, the real way to fight gender norms
is not to label some people or movements &amp;quot;subversive&amp;quot; or &amp;quot;feminists&amp;quot; and some
others &amp;quot;gender reinforcing&amp;quot; or &amp;quot;reactionary&amp;quot;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#pnote-260277-4&quot; id=&quot;rev-pnote-260277-4&quot; name=&quot;rev-pnote-260277-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, but to fight the
social pressure (starting by the one coming from psychiatrist teams) which
requires people to be either men or women and to have a &amp;quot;sex&amp;quot; that match their
gender. Which isn't to say that transpeople shouldn't be able to have hormones
or surgery, but they should not be &lt;em&gt;required&lt;/em&gt; to have them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And I think that, for transpeople and everyone, the real question is not
whether you wear lipstick or not, whether you had your breasts augmented or not
(or whether you stuff your bra or not), or even whether you define as a
man/woman or not. The only really important thing is what you concretely DO
against (or for, but I hope that for most readers it will be against)
patriarchy, sexism and all oppressions.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#rev-pnote-260277-1&quot; id=&quot;pnote-260277-1&quot; name=&quot;pnote-260277-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Just a side note on the &amp;quot;transgenderism&amp;quot; and
&amp;quot;transsexuality&amp;quot; construction as a whole. From what I understand,
&amp;quot;transsexuality&amp;quot; was mainly constructed by psychiatrists (e.g., Harry Benjamin)
who tended to be quite normative about gender norms. So, indeed, you could say
that it is quite gender-reinforcing. On the other hand, the inclusion of
&amp;quot;trans&amp;quot; in LGBT (and feminist) community and the development of transgender
associations allowed to take some distances from initial psychiatrical and
norms. I think that currently, &amp;quot;transgenderism&amp;quot; is still full of tensions and
contradictions because of these two opposite forces pulling in opposite
directions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#rev-pnote-260277-2&quot; id=&quot;pnote-260277-2&quot; name=&quot;pnote-260277-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Probably because of the contradictions in gender. The
&amp;quot;true man&amp;quot; and the &amp;quot;true woman&amp;quot; concepts not only are impossible to reach and
somewhat contradictory, but also depend on the cultures and even individual
people.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#rev-pnote-260277-3&quot; id=&quot;pnote-260277-3&quot; name=&quot;pnote-260277-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Of course, there are degrees in that. Many people don't
feel they are &amp;quot;true men&amp;quot; or &amp;quot;true women&amp;quot; either, but on a scale where they can
still cope with their assigned gender.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/13/#rev-pnote-260277-4&quot; id=&quot;pnote-260277-4&quot; name=&quot;pnote-260277-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] And I think labelling them like this is also a bit of
&amp;quot;essentialising&amp;quot; them, since it is equivalent to saying that homosexuality is
in itself subversive and transgenderism in itself reactionary (or subversive
too, depends who you are asking, but whatever). I personally don't think an
identity or a sexuality is in itself politically subversive, revolutionary or
anything. It is the analysis and the concrete struggles which are politically
charged.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La soumission, mais tant qu'elle est bien de chez nous</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/07/12/La-soumission-mais-tant-qu-elle-est-bien-de-chez-nous</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d628db2560893bba14c106c5fd6f96b8</guid>
    <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 00:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>burqa</category><category>france</category><category>hijab</category><category>islamophobie</category><category>république</category><category>soumission</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Histoire d'arrêter un peu sur les trans' et de revenir à mes premiers
amours, c'est-à-dire l'islamo-gauchisme&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/12/#pnote-259903-1&quot; id=&quot;rev-pnote-259903-1&quot; name=&quot;rev-pnote-259903-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/societe/338543.FR.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Libé notamment&lt;/a&gt; parle d'une Marocaine qui se serait vu refuser la
naturalisation française en bonne partie parce qu'elle portait la burqa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, déjà, on notera que Libé illustre l'article avec une femme qui porte un
niqab, et pas une burqa. Donc bon, ha ha, quoi (voilà, ça c'était pour faire
croire que je m'y connaissais sur le sujet, maintenant je vais pouvoir dire
n'importe quoi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, si c'était pas plutôt triste, ça me ferait plutôt marrant, ce genre
de logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, la raison de la non-naturalisation : &lt;em&gt;un comportement en
société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française,
et notamment le principe d'égalité des sexes&lt;/em&gt;. C'est quoi, ce
comportement ? Venir draguer lourdement ? Traiter une femme de
salope ? Frapper sa copine ou sa femme ? Ah, non. Là, faudrait quand
même pas déconner. Je veux dire, y'aurait, quoi, un mec sur deux dont il
faudrait supprimer la nationalité française ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, le problème, entendons nous bien, c'est que la dame est soumise. Et ça,
c'est contraire aux valeurs de la France. En France, personne n'est soumis à
son mari ou aux hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que bien sûr, c'est du flanc. La vérité c'est qu'on la voit pas, la
soumission, même quand elle est sous nos yeux en permanence. Que les femmes
soient obligées de se taper les boulots précaires, c'est pas de la
soumission ? Que les femmes se tapent deux fois plus de tâches ménagères,
c'est pas de la soumission ? Qu'à travail égal, elles soient payées entre
20% et 30% de moins, c'est pas de la soumission ? Et putain, devoir se
maquiller la tronche pour être jolie parce que c'est ce que doit être une
femme, c'est pas une forme de soumission, aussi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ça, on le voit pas. La burqa, c'est visible, par contre. C'est
étranger. C'est choquant. Le reste, c'est juste normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref. Voilà la raison de la non-naturalisation : la femme est soumise
aux hommes tandis que les bonnes françaises ne le sont pas, ou en tout cas pas
de cette manière. Et là, on atteint l'apogée de l'hypocrisie franchouillarde
(quoiqu'on l'avait déjà atteint avec la loi sur le voile) : cette femme
est une victime, donc on l'enfonce encore plus. Parce que bon, je suis pas
super calée en droit, mais ne pas la naturaliser maintenant, ça revient pas à
dire que, ben, du coup, elle est totalement dépendante de son mari si elle veut
un jour espérer avoir cette nationalité ? Le mari auquel on était censé
vouloir qu'elle soit moins soumise?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on a le même petit détail qu'avec la loi contre le voile à l'école :
c'est bien beau, toute cette agitation pour se dire «pour l'égalité des sexes»
ou «féministe», mais au final, quand on fait les comptes, qui c'est qu'on a
fait chier ? Des femmes. Moi je suis pas forcément pour une position
«guerre des sexes», mais il me semble que si on fait vraiment un truc
féministe, c'est plutôt des mecs qu'on devrait emmerder. Non ?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/07/12/#rev-pnote-259903-1&quot; id=&quot;pnote-259903-1&quot; name=&quot;pnote-259903-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Ça, c'est quand on est gentil. Je me suis faite traiter
d'islamo-fasciste, aussi, qui est quand même plus marrant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://red.reveries.info/post/2008/07/12/La-soumission-mais-tant-qu-elle-est-bien-de-chez-nous#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Qu'un sang impur n'abreuve pas nos perfusions</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/06/27/Quun-sang-impur-nabreuve-pas-nos-perfusions</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Jul 2008 19:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Personnel</category>
        <category>don du sang</category><category>lgbt</category><category>trans</category><category>transphobie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Aujourd'hui, j'ai eu le droit à mon premier refus de me prendre mon
sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(... Ou pas. En fait, je m'étais déjà fait éjecter parce que je venais
d'être malade).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je leur ai demandé directement, histoire de ne pas perdre de temps (je veux
bien arriver en retard au boulot pour donner mon sang, mais quitte à ne pas le
donner, autant le savoir tout de suite. Ou alors qu'ils me fassent au moins la
piqure, histoire qu'on voit la marque et que ça me donne une excuse) :
est-ce que vous acceptez les transsexuels ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réponse est : non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce, l'infirmière a voulu me convaincre de rester pour avoir les
explications du médecin, mais comme je devais aller bosser et qu'il fallait
attendre, j'ai refusé. Je me disais aussi que je n'aurais qu'à chercher un peu
sur Internet pour trouver la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, non. En cherchant &amp;quot;don du sang transsexuel&amp;quot; sur google, on ne
trouve que des pages parlant de l'exclusion... des homos. Discrimination d'un
côté, invisibilité de l'autre. (&lt;strong&gt;MàJ du 11 juillet&lt;/strong&gt; : et ce
billet. Aha !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, discrimination... bon, moi en soi je m'en fous quand même un peu de
pas pouvoir donner mon sang. Je veux dire, c'est pas dramatique. Maintenant,
bon, vu qu'on est en manque de sang, je me dis que c'est con de se baser sur
des préjugés pour ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, je vais essayer de repasser discuter ce soir, parce qu'il y a
peut-être des bonnes raisons, pour le coup. Je prends un traitement hormonal et
c'est peut-être gênant pour le don du sang ; je le comprendrais tout à
fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre ça me ferait chier qu'on me considère comme «à risque» du point
de vue du Sida parce que je suis trans', alors que, bon, faut être honnête,
niveau risque de ce côté là, il n'y en a vraiment pas beaucoup, vu comment ma
sexualité est à peu près aussi vive qu'un zombie (et je parle des vrais zombies
tout morts et qui avancent pas vite, pas de ceux qui courent, hein).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Post-scriptum: après un coup d'oeil rapide sur les &lt;a href=&quot;http://www.dondusang.com/condition.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;conditions pour donner
son sang&lt;/a&gt;, il semblerait que certains anti-androgènes posent
problème :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le délai d'attente après arrêt de Roaccutane (Acné), de
&lt;strong&gt;Chibroproscar&lt;/strong&gt; (Prostate), de &lt;strong&gt;Propétia&lt;/strong&gt; (
repousse des cheveux), peut atteindre 1 mois.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Chibroposcar, c'est de la finastéride, et j'ai l'impression que le
Propétia aussi (même si je l'ai vu sous le nom de «Propecia»), c'est-à-dire un
anti-androgène assez léger. Du coup j'ai du mal à imaginer que l'acétate de
cyprotérone (Androcur), qui est beaucoup plus lourd (c'est un castrateur
chimique, quoi) ne me vaille pas une exclusion pour le coup assez légitime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Post-post-scriptum (mise à jour du 11 juillet 2008):&lt;/strong&gt; après
être retournée dans un camion à sang et avoir discuté un peu, la réponse
est : non, ça ne vient pas des médicaments, c'est parce qu'on est une
population à risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui ai demandé si moi, du coup, je pouvais quand même donner vu que,
niveau rapport sexuel, ben voilà, euh, on va dire que y'a pas beaucoup de
risque : nein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, ce que j'en pense :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;l'idée de population à risque, plutôt que de pratique à risque, je trouve
ça idiot. Il me semble que ça manque complètement de finesse.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;si les trans' sont une population à risque, est-ce qu'il ne faudrait pas
axer plus de prévention vers ces personnes plutôt que de laisser quelques
associations faire comme elles peuvent ? La seule étude sur la prévalence
du Sida chez les trans' en France doit avoir une semaine et a été l'oeuvre
d'associations et non pas du ministère de la santé. Donc d'un côté on se sert
de la prévalence pour éjecter du don du sang mais de l'autre côté on ne fait
rien pour réduire ce taux. Ça me fout un peu en rogne.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;s'il y a un rejet de la population &amp;quot;trans'&amp;quot;, je me demande sur quelle base
ça se fait : autant pour les homos il y a un acte clair &amp;quot;relation sexuelle
avec une personne de même sexe&amp;quot;, autant pour les trans', euh... Si je retourne
dans le même camion et que j'explique que je suis juste un mec qui s'habille en
jupe parce qu'il a du sang écossais, je peux donner ? (Ah non, le sang du
Royaume-Uni n'est pas trop apprécié non plus). Si je rejette l'appellation
&amp;quot;transsexuelle&amp;quot;, est-ce que je peux donner ? Ou alors c'est le simple fait
de porter une jupe ou de parler au féminin quand on a un zizi qui fait rentrer
dans une «population à risque» ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ils m'ont quand même proposé une boisson, ce qui prouve qu'ils ne sont pas
si méchants que ça, mais tout de même, ça n'empêche pas.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Post-post-post-scriptum (mise à jour du 18 juillet 2008):&lt;/strong&gt;
j'ai eu un témoignage d'au moins une personne trans' ayant pu donner son sang
sans problème. Apparemment, il faut juste ne pas y aller avec ses gros sabots
et demander «vous prenez les trans' ?». Si on remplit juste le formulaire, ça
passe. (Ça dépend peut-être des médecins, aussi.)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://red.reveries.info/post/2008/06/27/Quun-sang-impur-nabreuve-pas-nos-perfusions#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pourquoi je ne suis pas agenre (ou peut-être que si, un peu, après reflexion)</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2007/11/20/Pourquoi-je-ne-suis-pas-queer</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:407bd4a64103321f8c381f12bd464137</guid>
    <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 15:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Personnel</category>
        <category>lgbt</category><category>ma vie</category><category>pourquoi je</category><category>trans</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(Billet mis à jour le 10 juillet 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce billet poursuit un peu, et contredit peut-être partiellement, ma
réflexion commencée dans &lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/11/05/Pourquoi-je-suis-trans&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pourquoi je suis trans'&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;De la définition de «agenre»&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Avant de commencer, je voudrais préciser quelques petites choses, pour ne
pas être mal comprise. D'abord, je ne suis pas très intellectuelle. Je lis peu
de textes vraiment politiques ou philosophiques fondamentaux. J'ai une idée
très floue de ce qu'est la théorie queer ainsi que, pour être honnête, de la
plupart des théories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi j'éviterai ici de parler de queer, parce que j'ai peur de ne
pas vraiment maîtriser le terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me contenterai du terme «agenre», qui est simplement le fait de ne se
retrouver ni dans un genre ni dans l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;De la destruction des genres&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Comme je l'ai dit, je ne suis pas énormément versée en théorie. Mais, tout
de même, je pense que le système de genre est un système oppressant, aliénant
et totalitaire qui dicte la façon dont on doit se comporter selon qu'on ait un
pénis ou un vagin (et qui mutile ceux qui ont quelque chose entre un pénis et
un vagin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis pour la destruction complète des genres. Pas immédiatement, parce
que ce n'est pas vraiment envisageable, mais à terme je ne pense pas qu'on
devrait avoir de rôle lié au fait qu'on soit un mâle, une femelle ou un
intersexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est pour cela que j'ai souvent été tentée de m'identifier comme trans
agenre : ni homme, ni femme, autre chose&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/11/20/#pnote-177388-1&quot; id=&quot;rev-pnote-177388-1&quot; name=&quot;rev-pnote-177388-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Du côté fluctuant de la subversion&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Seulement, je pense maintenant que j'ai tort. Si j'étais identifiée comme
une femme grâce à un traitement hormonal, une épilation définitive et/ou une
corpulence moins importante, les choses seraient peut-être différentes. Et je
pense que dans, mettons, cinq ans, les choses seront effectivement peut-être
différentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, dire que je ne suis ni homme ni femme serait le plus subversif, du moins
c'est ce qu'il me semble, parce que ça me paraît être dans l'absolu le plus
subversif : dire «je n'ai pas de genre, je n'en ai pas besoin», c'est
attaquer le système de genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en tant que trans' en transition, et même en début de transition,
puisque je n'ai encore eu droit ni à des hormones ni une épilation laser ni
évidemment à de la chirurgie, les choses sont différentes. Les gens me
&lt;em&gt;voient&lt;/em&gt; comme ni l'un ni l'autre, plus ou moins. Parfois avec un côté
méprisant, parfois non. En revanche beaucoup, y compris pas forcément censés
être les pires réactionnaires, refusent de me voir comme une femme, parce que
autant ils pourraient accepter de voir une trans' hormonée et opérée comme une
femme, autant là ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et du coup, il me semble que dans ces circonstances, dire «je suis une
femme» est plus subversif que dire «je n'ai pas de genre».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, si j'étais une marxiste compétente, il me semble que je devrais insérer
le mot «dialectique». Seulement, j'ai déjà dit que j'étais nulle en
théorie ? Il se trouve que je n'ai jamais compris non plus le sens exact
de ce mot. Il me semble juste qu'il y a une incohérence entre le genre dans
lequel je suis vue et celui dans lequel je me ressens. Cet écart qui peut être
dur à vivre quotidiennement a néanmoins, à mon avis, un intérêt : c'est
qu'il remet en cause le système de genre.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;De mon identité&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr je ne choisis pas mon identité de genre uniquement en fonction de
mes convictions politiques et de ce qui est le plus efficace à un instant t
pour essayer de les faire avancer un peu (sinon, je ne devrais logiquement pas
prendre d'hormones ; pourtant si je n'en prends pas c'est uniquement parce
que l'équipe officielle me fait poireauter).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, ça joue. Et la réflexion politique me fait aussi remettre en question
ce qui a fait que je me considérais de telle ou telle identité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait de se définir «ni homme ni femme» me semble ainsi partiellement être
dû au fait qu'il est pour moi plus facile à l'heure actuelle de l'accepter
comme ça. Par exemple il est plus glorifiant de me dire «je n'ai pas envie
d'aller dans une réunion non-mixte femme car je ne me considère pas comme une
femme, ah ah, je suis agenre, queer» que «j'ai envie d'aller dans une ag
non-mixte femme, mais je n'ose pas y aller car j'ai peur qu'on me rejette car
je suis trans'».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc voilà, je considère non seulement (comme c'était déjà le cas avant) que
j'ai autant le &lt;em&gt;droit&lt;/em&gt; d'être considérée comme une «vraie» femme qu'une
femme bio ; mais maintenant, en plus, je décide de l'appliquer
&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/11/20/#pnote-177388-2&quot; id=&quot;rev-pnote-177388-2&quot; name=&quot;rev-pnote-177388-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis une femme, et cela implique le fait d'être reconnue comme une femme
même quand je n'ai pas de maquillage, de jupe ou de tee-shirt dit
«féminin».&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise à jour du 10 juillet 2008&lt;/strong&gt; : après quelques mois
«outée», je ne ressens plus les choses de la même manière. J'ai trouvé que
beaucoup de personnes m'ont «acceptée» avec une certaine facilité, que ce soit
pour parler de moi au féminin ou pour mon changement de prénom. Mais en même
temps, j'ai l'impression que s'il y a un système assez tolérant au fait que je
puisse devenir une «femme» (je pense qu'avec quelques milliers de dollars, je
n'aurais pas trop de mal à me faire opérer et à changer d'état-civil), le fait
que je sois trans' est beaucoup moins accepté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple concret, c'est les formulaires, dont l'apogée est ce qui est au
final marqué sur la carte d'identité. Il y a masculin, il y a féminin. Il y a
homme, il y a femme. Or, autant je ressens le besoin de parler de moi au
féminin, etc., j'ai l'impression que rentrer dans la catégorie «femme» revient
à nier complètement mon identité trans'. Or, elle est importante pour
moi : ce n'est pas juste une transition d'un état à un autre, c'est bien
plus que ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je ressens comme une énorme violence de devoir choisir entre «homme» et
«femme» sur un formulaire, même si j'ai le droit de mettre la case «femme».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, à la réflexion, je ne suis pas une femme. Ce qui ne veut pas dire
que je sois sans genre : je parle au féminin, je m'habille de fait avec
des vêtements plutôt associés à la féminité (sauf pour les chaussures), et si
je dois le faire, je me définirais de genre «féminoïde», comme «une trans'» ou
«une pasfemme». Si on prend le cliché un peu pourri comme quoi les hommes
viennent de Mars et les femmes de Vénus, alors je serais sur un satellite de
Vénus (sauf que autant cette jolie métaphore marcherait bien dans l'autre sens,
en satellite de Mars, puisque je pourrais dire que je suis sur Phobos ou
Deimos, autant là, vu que techniquement Venus a pas de satellite connu, ça
tombe un peu à plat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà, petite mise à jour pour ceux que mes tergiversations
transidentitaires intéressent.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/11/20/#rev-pnote-177388-1&quot; id=&quot;pnote-177388-1&quot; name=&quot;pnote-177388-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Pas «entre les deux», parce qu'«entre les deux», ça
fait quand même très bayrouiste. Ni l'un ni l'autre, plutôt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/11/20/#rev-pnote-177388-2&quot; id=&quot;pnote-177388-2&quot; name=&quot;pnote-177388-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Ou, en tout cas, d'essayer. Le fait que je considère
que j'ai le droit de vivre d'une telle manière ne veut malheureusement pas dire
que tout le monde va l'accepter.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mes écrits : On passe mieux en étant à l'aise</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/07/06/Mes-ecrits-%3A-On-passe-mieux-en-etant-a-l-aise</link>
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    <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 21:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Littérature</category>
        <category>alys</category><category>nouvelle</category><category>trans</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Voilà une petite nouvelle (qui est très inspirée de la scène d'intro de Pulp
Fiction et d'une citation d'Al Capone) sur le «passing» chez les trans' (oui,
dernièrement, ce blog ne parle plus que de trans'. Désolée.)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;Assis l’un en face de l’autre à la petite table d’un café, l’homme et la
femme discutaient. Ils parlaient de la notion que les personnes transgenres
appellent &lt;em&gt;passing&lt;/em&gt;, c’est-à-dire le fait d’être perçu dans le genre
désiré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;George, le garçon, y arrivait sans problème, mais Mathilde était fréquemment
appelée « monsieur ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La serveuse ne fit pas exception à la règle lorsqu’elle leur apporta leur
café. Cela fit soupirer la jeune trans’.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Pour &lt;em&gt;passer&lt;/em&gt;, il faut être à l’aise, expliqua George. Les
gens le sentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;— Que dalle. Je &lt;em&gt;suis&lt;/em&gt; à l’aise. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se disputèrent sur le sujet pendant quelques minutes, tout en avalant
leur boisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je pense que c’est la voix, hasarda Mathilde. J’ai une voix de
mec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;— C’est parce que t’es pas à l’aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;— T’arrêtes de me casser les couilles avec ça ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;— Ça t’arrangerait bien, qu’on te casse les couilles, répliqua George en
souriant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;— Je sais pas. Je crois que j’ai fini par m’y attacher. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;George termina son café, posa la tasse vide et tourna la tête à droite et à
gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Bon, on y va ? demanda-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;— D’acc », répondit simplement Mathilde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le couple se baissa de concert vers les sacs qu’ils avaient laissés à leurs
pieds, sous la table. Puis ils se levèrent, chacun avec un pistolet à la
main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ceci est un putain de braquage ! gueula Mathilde. Le premier qui
bouge se fait exploser la cervelle, pigé ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur se répandit comme une traînée de poudre sur le visage des clients et
des serveurs. Une dame se mit à implorer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je vous en prie, madame. Ne nous faites pas de mal. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu’elle l’ait appelée « madame » plut à Mathilde, qui
arbora un sourire triomphant à destination de George.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« On &lt;em&gt;passe&lt;/em&gt; mieux en étant à l’aise et armée qu’en étant juste
à l’aise. »&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réunion nationale NPA 28-29 juin</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/06/29/Reunion-nationale-NPA-28-29-juin</link>
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    <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 22:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>fémnisme</category><category>lcr</category><category>lgbti</category><category>marche des fiertés</category><category>npa</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce week-end j'ai participé à la réunion nationale des comités pour un
Nouveau Parti Anticapitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord il y a eu des réunions plénières à 800 le samedi de 10h à 16h (je
n'ai assisté que le matin, puisque de 13h à 16h30 j'étais partie à la marche
des fiertés), plutôt intéressantes mais qui à mon avis étaient plus faites pour
se &amp;quot;donner la pêche&amp;quot; que pour permettre de vraiment discuter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, réunion en commissions de 16h30 à 20h. Personnellement j'ai suivi
la commission féministe. C'est triste de constater qu'alors qu'il n'y a que 35%
de femmes dans le NPA, dans les réunions féministes pourtant non-mixtes on
atteint les 80%... Bien sûr c'est normal que les femmes se sentent plus
concernées, mais que les mecs le soient si peu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, cette commission a été riche en débats, qui ont porté sur des
sujets comme permettre aux femmes de militer plus facilement, notamment en
abordant des questions pratiques comme les gardes d'enfants, mais aussi des
questions de la construction du genre. J'ai d'ailleurs fait une petite
intervention qui reprenait les grandes lignes de mon &lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/20/Quel-feminisme&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet précédent&lt;/a&gt; sur le
lien entre LGBTI et féminisme et la necessité de mettre en avant la question
des genres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche matin, nouvelle réunion en commission, cette fois-ci je vais
dans la commission LGBTI (pas réunie la veille, notamment vu qu'il y avait la
marche des fiertés). Questions sur l'état de mobilisation dans le parti, assez
faible, même si on peut quand même se lancer des fleurs : la LCR a,
parait-il, été le premier parti à se doter d'une commission
homosexualités ; et, plus récemment, c'est à ma connaissance également le
premier à avoir une commission LGBT&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là encore j'ai poussé pour un lien avec les questions féministes pour un
antisexisme large, mais les camarades n'étaient pas très convaincu/e/s,
argumentant du fait qu'une commission séparée augmentait la visibilité alors
que sinon on se dissolvait. Personnellement, j'estime que c'est vrai pour les
gays, mais que les lesbiennes, trans et intersexes sont invisiblisé/e/s dans
les deux groupes. Je pense qu'il y aurait plus de chose à dire sur le lien
entre mouvements lesbiens et trans' avec mouvements LGBT et féministes, mais ça
demanderait un peu plus de recherche vu que je connais assez peu (je commence à
un peu mieux comprendre l'histoire du mouvement trans', mais je ne suis pas une
historienne non plus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après ces débats, nouvelle réunion plénière jusqu'à 13h pour exposer les
conclusions des commissions. Notamment un appel a été rédigé et communiqué (je
l'ai uniquement en version papier, et j'ai la flemme de le taper, donc désolée
vous ne pourrez pas le lire ici).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc globalement un week end fatiguant mais intéressant et riche en débats.
Et puis j'ai pu croiser des copains très geeks mais très sympas à Paris, ce qui
est d'autant plus cool :)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques points négatifs quand même :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;grrrrr j'en ai marre de devoir expliquer sur les formulaires que si on veut
demander le genre on peut mettre autre chose que &amp;quot;sexe: homme/femme&amp;quot;, vu que ça
revient à dire qu'on ne peut être qu'homme ou femme, d'une part, et d'autre
part que c'est la même chose que le sexe biologique. Je pense donc que c'est
binaire, essentialiste et transphobe. Du coup ça m'a un peu enervée et comme
j'en avais marre de griffoner deux pages d'explications sur le formulaire pour
que ça ne change rien, j'ai juste barré et écrit en gros : &amp;quot;Questionnaire
transphobe = poubelle&amp;quot;. Quitte à ce que les choses avancent pas, autant faire
comprendre que je suis en colère, merde.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;je suis passée en vitesse à la marche des fiertés, et je n'ai pas pu voir
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5y4h6_gay-lib-les-beni-oui-oui-de-sarkozy_&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les camarades d'act-up bloquer le char de gaylib&lt;/a&gt;, ou, mieux,
y participer, ce qui est décevant.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En 48h de non accès au net, le moins qu'on puisse dire en voyant les
journaux est qu'ils se lachent contre le NPA, entre le fait que Besancenot
serait &amp;quot;manipulé par la droite&amp;quot; et Jean-Marc Rouillan qui s'intéresse au NPA,
ce qui prouve bien qu'on est des sales terroristes. (Moi perso je suis pas fan
des méthodes, même si j'en ai déjà eu envie, mais avoir un camarade qui
pourrait nous parler de la prison je trouve vraiment ça intéressant et à mon
avis là dessus on a de grosses lacunes là-dessus. Ce qui me fait penser, pour
passer du sérieux au divertissement, qu'il faut que je m'achète la saison 5 de
Oz.)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;Post-scriptum: ah, en fait je viens de recevoir la déclaration par mail,
alors je vais vous la mettre.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Appel de la coordination nationale des comités d’initiatives pour un Nouveau
Parti Anticapitaliste&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes,
avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des
précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou
anciens, en train de concrétiser ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce.
Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser
faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur !
Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul
ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule
recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies.
Les grands équilibres écologiques sont menacés. Parce qu’il est à la source du
problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable
d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les
émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes
puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de
la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la
France, étend ses horreurs à travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance
des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement
agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants,
les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris
du bien-être élémentaire des populations. Oui, l’exaspération est partout,
contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la
difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des
conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les
politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette
exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social »
avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées,
secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un
« tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes
et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses
contre-réformes !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne
lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un
même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en
accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux
qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des
actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui
les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des
travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et
du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti
socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les
exploité(e)s.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne
renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste,
antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations.
Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le
système, pour la transformation révolutionnaire de la société. La gauche que
nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment
européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les
mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le
changement.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en
prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique
pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes
prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des
objectifs. En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à
la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que
l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera
remplacée par des décisions collectives.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi.
Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires,
libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à
nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu
d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la
construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre
portée.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;En avant !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;St Denis, le dimanche 29 juin 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://red.reveries.info/post/2008/06/29/Reunion-nationale-NPA-28-29-juin#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Tanz den feminismus</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/06/20/Quel-feminisme</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 18:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>féminisme</category><category>lgbti</category><category>trans</category>    
    <description>    &lt;h4&gt;Note préliminaire&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Ce texte est un projet d'intervention dans le cadre de la réunion du Nouveau
Parti Anticapitaliste de ce week-end. J'ai décidé de le publier sur ce blog car
il donne mon opinion mais ne concerne pas uniquement la LCR ou le NPA. Je parle
certes de la LCR, mais je pense que j'aurais pu remplacer par
«l'extrême-gauche» sans trop me mouiller.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;Le sexisme, je ne crois pas dire une nouveauté, est intimement lié au
capitalisme. En effet, si ce dernier n'a pas inventé le premier, il a su le
récupérer et l'instrumentaliser à ses fins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La répartition inégale des salaires, du travail précaire et à temps partiel,
ainsi que des tâches ménagères sont des exemples concrets et bien connus qui
montrent le lien entre ces deux oppressions. Ce ne sont pas les seuls: les
couples lesbiens sont encore plus particulièrement touchés par la précarité
salariale (sans compter les discriminations spécifiques supplémentaires),
tandis que nombre de trans' sont dans l'impossibilité de trouver un emploi
correct à cause de papiers ne correspondant pas à leur genre. Le sexisme touche
même certains hommes puisque eux aussi sont contraints à un rôle genré en
fonction de ce qu'ils ont entre les jambes et peuvent être opprimés s'ils en
sortent (c'est le cas notamment, mais pas uniquement, des homosexuels).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, les situations sont très différentes entre un homme hétérosexuel
qui vit peut-être mal certains aspects de son genre mais conserve une place
relativement «privilégiée» du point de vue sexiste, une femme contrainte à un
travail précaire et à un surplus de tâches ménagères, un/e homosexuel/le
harcelé/e parce qu'il/elle n'est pas un/e «vrai/e» homme/femme, un/e trans'
dans l'impossibilité de trouver un travail à cause de papiers dans le mauvais
genre, etc. Cependant toutes ces situations ont un point commun, c'est leur
cause, c'est-à-dire le sexisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré cela, nous avons une certaine tendance à séparer le féminisme des
questions LGBTI&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/20/#pnote-252616-1&quot; id=&quot;rev-pnote-252616-1&quot; name=&quot;rev-pnote-252616-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Le fait d'avoir des commissions séparées
peut se justifier selon le contexte, les traditions de luttes différentes,
etc., mais le problème concerne la façon de présenter ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une lacune importante du féminisme tel qu'il est porté globalement par la
LCR (c'est à dire en particulier en dehors des productions des commissions
spécialisées) concerne la notion large de genre ; à la place, on se
contente bien souvent de «l'égalité hommes/femmes» (tandis que, de la même
manière, les questions LGBTI sont souvent réduites à une question de droits
humains).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, je pense que l'égalité hommes/femmes est un oxymore. S'il y a une vraie
égalité, il n'y a plus de nécessité d'imposer une division hommes/femmes. Dans
l'autre sens, tant qu'il y aura une division hommes/femmes, une égalité me
paraît impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne remets pas en cause la nécessité de dénoncer et de lutter contre
l'opression d'une catégorie de la population ; je ne remets pas non plus
en cause la nécessité de s'organiser en tant que groupe opprimé, à condition
évidemment que cela se fasse de manière ouverte et pas de manière fermée, en
imposant une oppression sur d'autres axes (par exemple en excluant, de manière
assumée ou de fait, les femmes non-blanches, trans' ou
non-hétérosexuelles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, je pense que cela doit être articulé avec le fait, qu'à terme, on
ne veut plus classer les gens selon leur genre. Ce qui ne revient pas
uniquement à parler de l'après-révolution et de lendemains qui chantent ;
au contraire, cela revient à dire que le féminisme doit se préoccuper aussi,
dès maintenant, des personnes «mal genrées», c'est à dire considérées comme
n'étant pas de vrais hommes ou de vraies femmes, que ce soit à cause de leur
orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur façon de s'habiller,
de leur sexe biologique ou de n'importe quoi d'autre. Cela revient aussi à
reconnaître dès à présent la légitimité des personnes qui ne se sentent «bien»
ni dans le genre masculin, ni dans le genre féminin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, si ce soutien est présent dans la ou les commissions spécialisées, il y
a un problème de transmission lorsque cela passe au reste de
l'organisation : le droit des LGBTI se réduit alors souvent au mariage et
à l'adoption pour les homosexuels, tandis que le droit des femmes devient le
droit des femmes cisgenres1 hétérosexuelles. Pire, la LCR (et, même s'il n'a
pas encore d'existence réelle, le NPA aussi) reproduit de fait une injonction à
être soit «homme» soit «femme», que ce soit via les cartes de membre, nombre de
formulaires, etc, mais aussi le fait de s'adresser régulièrement «aux hommes et
aux femmes qui...»&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/20/#pnote-252616-2&quot; id=&quot;rev-pnote-252616-2&quot; name=&quot;rev-pnote-252616-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question ne concerne pas que certains travelos, camionneuses, folles
et autres queers. Il est nécessaire de remettre en cause les arguments
essentialistes type «les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus» et,
plus largemement, l'assignation à un genre rigide en fonction d'un sexe
biologique, bref, la dichotomie homme/femme = mâle/femelle = bleu/rose = attiré
par les femmes/attirée par les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela doit être pris en compte par l'ensemble de l'organisation et non pas
uniquement par une ou deux commissions spécialisées sur le sujet. Il me semble
de plus qu'il faut décloisonner les combats «féministe» et «LGBTI» et essayer
d'élaborer une fusion réelle et par le haut de ces luttes (c'est-à-dire, pas
juste un phagocytage d'une thématique par l'autre).&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/20/#pnote-252616-3&quot; id=&quot;rev-pnote-252616-3&quot; name=&quot;rev-pnote-252616-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il ne s'agit pas simplement de défendre le droit des femmes, des gays,
des bis, des lesbiennes des trans' et des intersexes, mais aussi d'articuler
ces thématiques avec un changement révolutionnaire de la société, qui concerne
aussi, par conséquent, les hommes, les hétéros et les cisgenres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a beaucoup parlé du «socialisme du 21ème siècle» ; il me semble que,
de la même manière, le nouveau parti devra contribuer à la construction du
féminisme du 21ème siècle ; un féminisme qui prend en compte toutes les
oppressions liées au genre et qui, plutôt que de se construire sur une image
fermée et essentialiste de la femme, cherche à instaurer une nouvelle société
sans classes, sans genres et sans frontières.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/20/#rev-pnote-252616-1&quot; id=&quot;pnote-252616-1&quot; name=&quot;pnote-252616-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Lesbiennes, gays, bis, trans' et intersexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/20/#rev-pnote-252616-2&quot; id=&quot;pnote-252616-2&quot; name=&quot;pnote-252616-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Je ne remets pas, là non plus, en cause le fait que la
composition du Parti doive être sur certains points à l'image de la société,
notamment concernant le genre, et qu'il peut être utile d'avoir des
statistiques là-dessus (cela dit, il paraît aussi important d'avoir un parti
qui ne soit pas constitué uniquement de blancs, et pourtant il serait
inconcevable d'avoir une case «race» dans un formulaire...). Mais cela ne doit
pas avoir pour conséquence de nier l'existence même, au sein de l'organisation
comme dans la société, des personnes «ni hommes ni femmes» et de les «forcer» à
choisir entre le rose et le bleu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/20/#rev-pnote-252616-3&quot; id=&quot;pnote-252616-3&quot; name=&quot;pnote-252616-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Là encore, il ne s'agit pas forcément de préjuger de
l'organisation des commissions dans le Nouveau Parti Anticapitaliste, qui ne
s'organiseront pas forcément de la même manière que dans la LCR et dépendront
de la forme que prendra le parti. Cependant, une forme d'apparition
«antisexiste» large, regroupant thématiques fémistes classiques, LGBTI, et tout
ce qui pourrait s'y greffer, me semblerait plus pertinente qu'une séparation
bien précise des thèmes entre «femmes» et «LGBTI», où de fait les Lesbiennes et
les Trans' (au moins en partie) se retrouvent un peu «au milieu»,
puisqu'appartenant censément aux deux groupes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le privilège des trans</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/06/26/Le-privilege-des-trans</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f337a7c49c060d45b6183b5077d2209d</guid>
    <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 08:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>féminisme</category><category>masculinité</category><category>oppression</category><category>privilège</category><category>sexisme</category><category>trans</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La realité souhaite être complexe&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Qui vous permet découvrir le monde sous une forme&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quel est le privilège des morts?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'amour, la vérité, les nuits en lumière ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais je ne sais pas encore&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Capital de la douleur&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Laibach, Le privilège des morts (Kapital)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h4&gt;De la transphobie féministe...&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;La relation entre certains milieux féministes et les trans' n'est pas
toujours au beau fixe. En France, je n'ai pas trop entendu parler de «gros
clash», bien qu'occasionnellement la transidendité d'une personne puisse être
une bonne façon de s'attaquer à elle plutôt qu'aux idées défendues — c'est
surtout dans des débats sur la prostitution, toujours plutôt tendus, que j'ai
vu ce type de comportement, du genre «unetelle qui est prostituée et
réglementariste oublie de préciser qu'elle est un homme» — ou qu'il me semble
avoir déjà eu des échos sur l'exclusion d'un ou une trans' dans un évènement
non-mixte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En lisant des blogs et quelques forums américains, j'ai pu me rendre compte
que la situation là-bas semblait beaucoup plus clivée. Un nombre important de
femmes se revendiquent «womyn-born-womyn»&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#pnote-253913-1&quot; id=&quot;rev-pnote-253913-1&quot; name=&quot;rev-pnote-253913-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, c'est-à-dire des
femmes nées femmes. L'évènement qui suscite le plus de controverse est un
festival annuel, le Michigan Womyn's Music Festival, qui est non-mixte et
n'accueille pas les femmes trans'&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#pnote-253913-2&quot; id=&quot;rev-pnote-253913-2&quot; name=&quot;rev-pnote-253913-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Cela dure depuis
des années, et cela a suscité beaucoup de controverses, notamment des
protestations de trans' (mais pas que de trans'), qui ont organisé un Camp
Trans&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#pnote-253913-3&quot; id=&quot;rev-pnote-253913-3&quot; name=&quot;rev-pnote-253913-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; à côté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, si les arguments pour exclure les trans' sont parfois
compréhensibles, c'est quand même très souvent de la transphobie à peine
masquée derrière une petite couche de féminisme radical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rapport houleux entre certaines féministes et le mouvement trans' (et,
de fait, d'autres féministes, il convient le préciser) n'est pas limité à
cela ; il y a une rhétorique assez présente à laquelle on a échappée ici
qui explique que les trans' sont des agents du patriarcat infiltrés chez les
femmes. La figure la plus emblématique à ce niveau me semble être Janice
Raymond, auteure de The Transsexual Empire: the making of the she-male. Je ne
résiste pas au plaisir malsain d'en citer un court extrait :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tous les transsexuels violent les corps des femmes en réduisant la forme
féminine réelle à un artefact, s'appropriant ce corps pour eux...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h4&gt;... à la transphobie transsexuelle...&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Face à cela, un certain nombre de trans' ont des réactions avec lesquelles
je suis en total désaccord. La première est d'expliquer que, d'accord, le
festival devrait être interdit aux transsexuelles non opérées parce qu'elles
ont un pénis et que c'est oppressant en tant que tel ; par contre que les
transsexuelles opérées devraient avoir le droit d'entrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, la transphobie, d'accord, tant que ça ne cible qu'une partie
des trans' ; et puis de toutes façons, ce sont des fausses trans', des
hommes en jupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres réponses de trans', sans être aussi gênantes, me paraissent
incorrectes ; notamment le fait de dire que les trans' devraient avoir
accès au festival parce qu'elles sont une âme de femme dans un corps d'homme et
finalement ont toujours été des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, ça reste très essentialiste.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;... au transféminisme&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Tout cela ne me semblait pas très enthousiasmant, jusqu'à ce que je tombe
sur un texte d'Emi Koyama sobrement intitulé &lt;a href=&quot;http://eminism.org/readings/pdf-rdg/tfmanifesto.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;The
Transfeminist Manifesto&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de répondre à certains reproches concernant les trans', par exemple
le fait de chercher à être un modèle de féminité pour les femmes trans' (ce qui
peut être vrai, mais est souvent dû à un besoin de «passer» pour ne pas être en
danger, harcelée, etc.) et de rappeler des choses qui ne concernent pas que les
trans' (par exemple, pour rester sur la féminité, qu'il n'est pas nécessaire
pour être féministe de chercher à se débarasser totalement de toute
ressemblance avec le modèle de la femme, même s'il est effectivement bien de
remettre ce modèle en question), ce que j'ai bien aimé dans ce texte est qu'il
aborde la question du «privilège masculin» des trans' d'une façon
intelligente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, des féministes reprochent aux femmes trans' d'avoir été élevées
comme des garçons et donc d'avoir «hérité» de privilèges masculins.. Face à
cela, une réponse facile des trans' est de nier en bloc, car la masculinité
n'était pas vue comme quelque chose de positif. Là dessus, Emi Koyama réplique
que même si le privilège lié à la masculinité affecte les gens différement, il
est peu probable que les femmes trans' soient complètement passées à travers
les mailles du filet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que c'est que ce genre de privilèges ? Par exemple, le fait
d'être éduqué pour avoir plus confiance en soi, être moins soumis, plus
«agressif», etc. Évidemment cela impacte tous les individus différemment ;
pour prendre mon exemple personnel, j'ai moins confiance en moi que la plupart
des femmes que je connais et je suis assez peu aggressive. Pour autant, je ne
prétends pas avoir été éduquée sans retirer aucun bénéfice de mon rôle de
garçon : par exemple, mes compétences en informatique dépendent du fait
que j'ai eu accès à un ordinateur très tôt, et il n'est pas forcément évident
que cela aurait été la même chose si j'avais été une fille à l'époque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plutôt que de nier le fait d'avoir reçu une éducation de garçon, le
manifeste transféministe part du principe qu'il faut avoir le courage de
reconnaître ce fait et de chercher à remettre en cause cette éducation et ce
«privilège».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manifeste transféministe traite d'autres sujets non moins intéressants,
comme le rapport au corps (opérations, hormones, etc.), les problèmes de
violence, etc., et propose une approche à mon avis intéressante de la
participation des trans' dans le mouvement féministe ; mais c'est sur
cette notion de privilège masculin que j'aimerais m'attarder un peu.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Privilège, privilège... Où est le problème ?&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Sans vouloir retomber dans la méthode du déni que le manifeste dénonce, on
peut se demander : où est le problème ? Je pense qu'il est important
de questionner la notion de «privilège», même si c'est quelque chose que j'ai
surtout vu sur des blogs et sites anglais. Pour moi, il est très important de
faire la différence entre un privilège et une oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour reprendre les exemples que j'ai donnés ci-dessus, le fait de savoir me
servir d'un ordinateur est sans doute pour partie le résultat d'un «privilège
masculin». Est-ce un problème ? Je ne pense pas&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#pnote-253913-4&quot; id=&quot;rev-pnote-253913-4&quot; name=&quot;rev-pnote-253913-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, car le fait que je sache me servir d'un
ordinateur ne fait a priori de mal à personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'inverse, le fait d'être agressif, le fait de couper facilement la parole
aux autres, etc. peut rapidement en être un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La différence entre les deux cas me semblent être que le second n'est pas
juste un «privilège» : c'est une oppression. Non seulement il y a un gain
personnel, mais surtout il y a un rabaissement des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la même chose pour, mettons, les «privilèges cisgenres» : avoir
des papiers d'identité dont le genre correspond au sien en est sans doute un.
Pour autant, c'est uniquement si quelqu'un refuse de reconnaître le genre d'une
personne trans' qu'il y aura une véritable oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense qu'il faut avoir une conscience des deux, ne serait-ce que pour se
rappeler que des groupes moins privilégiés existent ; ainsi, je suis
consciente que si je ne me fais jamais demander mes papiers d'identité, c'est
en bonne partie parce que je suis blanche. J'ai conscience que si j'ai des
chances de trouver un emploi sans trop de difficultés c'est parce que j'ai des
parents qui ont pu me payer des études.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, quand c'est une oppression, il faut aller plus loin : il
faut faire le maximum pour ne plus mettre ce comportement en jeu. Que ce
comportement ait été acquis par une éducation masculine ou pas ne change au
final rien à l'affaire. Si une femme cisgenre monopolise la parole, ce ne sera
pas mieux pour les personnes qui doivent se taire que si c'était un
homme ; même si, statistiquement, c'est plus souvent les hommes. C'est
pourquoi j'aurais tendance à penser qu'il faut remettre en cause ses
comportements en cherchant à savoir s'ils sont oppressifs plutôt que s'ils sont
masculins ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-être un désaccord que j'ai avec ce que j'ai perçu chez certaines
personnes se disant «queer» — même s'il serait hâtif de généraliser étant donné
la diversité de choses que peut représenter le terme «queer». En effet il m'a
semblé que la remise en cause, la «déconstruction» se portait finalement
principalement sur les critères genrés «évidents», du genre les jupes, le
maquillage, la coiffure, les gestes, et pas assez sur ce qui est vraiment
problématique, c'est-à-dire ce qui est oppressif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, le mot «queer», «déconstruction» ou «réappropriation» peut
servir d'excuse à des comportements que j'estime oppressifs. Par exemple le
fait de réussir à être extraverti et à proclamer son identité est évidemment
une bonne chose ; mais cela ne peut pas servir d'excuse à une
monopolisation de la parole. Le fait de déconstruire son aspect soumis et de se
réapproprier une certaine agressivité est sans doute positif pour la personne,
mais cela ne peut en aucun cas servir d'excuse lorsque l'agressivité est
tournée non pas vers l'oppresseur mais vers d'autres opprimés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense qu'il est nécessaire de lutter contre toute, absolument toute,
forme d'oppression ; cela doit bien entendu se faire en respectant
l'identité de la personne et non pas en répliquant par une autre forme
d'oppression ; par exemple, si une femme trans' monopolise la parole, il
me semble qu'il faut le dénoncer ; en revanche s'exclamer que la femme
trans' montre en réalité qu'elle est un homme est une autre oppression qui ne
vaut pas mieux que la première.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation des femmes trans' est sans doute un peu particulière à ce
sujet, puisqu'il y a toujours la crainte, l'épée de Damoclès que le moindre
comportement un tout petit peu oppressif (ou parfois, même pas) soit
immédiatement sanctionné par un verdict de masculinité. Il me semble important
de proclamer que nous, femmes trans', avons aussi le droit à l'erreur. Nous
pouvons être agressives alors que cela n'est pas nécessaire. Nous pouvons
monopoliser la parole. Nous pouvons avoir une réaction sexiste. Nous avons,
comme tout le monde, le droit de ne pas être parfait sans voir immédiatement
notre identité niée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, comme tout le monde, nous avons le devoir d'apprendre de nos erreurs et
de chercher à ne plus les commettre.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Post-scriptum : et les hommes trans', alors ?&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Ce texte ne parle pour ainsi dire pas des hommes trans'. Je m'en excuse
platement. La première raison est que ce texte est inspiré par d'autres et
qu'eux-mêmes parlent en généralent très peu des FtM ; ce n'est pas une
bonne excuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de leur invisibilité, c'est peut-être aussi dû au fait que la
situation est très différente vis à vis des «privilèges» : un trans' n'a
pas eu une éducation avec un privilège masculin ; du coup la question se
pose différemment, puisqu'il ne s'agit pas de reconnaître ce privilège mais
d'aller à l'encontre de ce qui est la norme pour son genre en refusant de
profiter de l'oppression masculine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je serais preneuse de plus de lecture sur la façon d'aborder cette question
par les FtM, mais il me semble que, dans les deux cas, il s'agit de ne pas
prétendre oublier complètement le passé «dans l'autre genre» : dans le cas
des MtF, pour affronter lucidement les comportements oppresseurs qui ont pu
être issus de l'éducation sexiste ; dans le cas des FtM, pour rester
solidaires des femmes, même en n'étant plus identifiés ni reconnus comme
tels.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#rev-pnote-253913-1&quot; id=&quot;pnote-253913-1&quot; name=&quot;pnote-253913-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] En tant que française pas très cultivée niveau anglais,
je ne connais pas trop la raison du y au lieu du «women» classique ; j'ai cru
comprendre que c'était pour que cela ressemble moins à «men», mais je ne suis
pas sûre que ce soit l'explication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#rev-pnote-253913-2&quot; id=&quot;pnote-253913-2&quot; name=&quot;pnote-253913-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Je ne suis pas trop au fait des dernières évolutions,
il n'est pas totalement impossible que cela ait changé cette année. De plus, il
faut sans doute ajouter un bémol puisque la politique est d'exclure les trans'
mais de ne pas chercher à vérifier si une femme est trans' (ce qui pourrait
effectivement être humiliant, à la fois pour les personnes trans'... et
soupçonnées de l'être).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#rev-pnote-253913-3&quot; id=&quot;pnote-253913-3&quot; name=&quot;pnote-253913-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Le mot «camp» est lié en anglais au camping, il ne
s'agit pas d'un camp d'entraînement paramilitaire trans'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/26/#rev-pnote-253913-4&quot; id=&quot;pnote-253913-4&quot; name=&quot;pnote-253913-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Mon but n'est pas de dire que je n'ai reçu que des
«privilèges masculins» qui ne sont pas un problème ; mon éducation de garçon ne
m'a certainement pas léguée qu'une attirance pour les ordinateurs ou les jeux
vidéos.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://red.reveries.info/post/2008/06/26/Le-privilege-des-trans#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Petits conseils destinés aux personnes trans-friendly (ou qui veulent l'être)</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2007/09/11/Petits-conseils-destines-aux-militant-e-s-trans-friendly-ou-qui-croient-letre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c0f8b86dca19194f8ff14d1416a5cb06</guid>
    <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 23:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>lgbt</category><category>trans</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(Billet mis à jour le 23 juin 2008)&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Avant-propos&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;J'avais écrit il y a déjà quelques temps cette liste de conseils, intitulés
«Petits conseils destinés aux militant-e-s trans-friendly (ou qui croient
l'être)» car il me semblait, vu mon expérience personnelle, qu'il y avait
souvent des lacunes sur la façon de s'exprimer face à des trans' et pour parler
des trans'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai décidé de l'étendre au milieu non-militant, puisqu'il me semble que
tout le monde peut être intéressé par le sujet. Les trans' ne sont pas si rares
et sont de moins en moins invisibles, et il n'est pas nécessaire d'être un
activiste LGBTI pour en croiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces conseils peuvent paraître un brin professoraux, voire moralisateurs. Je
m'en excuse par avance. Cependant, ma petite expérience m'a montrée que même
les personnes qui ne pensaient pas à mal pouvaient faire preuve
d'indélicatesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est en général pas par transphobie, mais simplement par ignorance. Donc
voici quelques pistes pour éviter de paraître impoli. Ces conseils ne sont pas
une référence. Certain/e/s trans' ne seraient peut-être pas d'accord avec
eux ; ils sont certainements discutables. Ils ne sont pas non plus une
nouveauté : pour beaucoup, ils relèvent d'un certain bon sens, et il y a
déjà des pages similaires existantes &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/09/11/#pnote-154399-1&quot; id=&quot;rev-pnote-154399-1&quot; name=&quot;rev-pnote-154399-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; Seulement ces
conseils ne sont pas forcément très diffusés en dehors des milieux
«trans'» ; et quand bien même, un peu de répétition sur le sujet ne ferait
pas de mal.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Définitions&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le milieu trans' utilise un certain nombre de termes spécifiques ;
voici une petite liste de ceux que j'emploie.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Trans' : le terme «trans'» est un terme large qui regroupe à la fois
«transgenre», «transsexuel» et, parfois (selon la personne qui l'emploie),
«travesti». C'est le terme que j'emploie principalement, puisque la définition
exacte de la personne a généralement assez peu d'importance et que le sens
précis de «transsexuel» et «transgenre» est aussi soumis à des variations selon
les individus.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cisgenre : le terme «cisgenre» est le contraire de «trans'». Par
exemple, une femme cisgenre est une femme qui n'est pas trans'&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/09/11/#pnote-154399-2&quot; id=&quot;rev-pnote-154399-2&quot; name=&quot;rev-pnote-154399-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;MtF : male-to-female, homme-vers-femme. Une femme trans'.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;FtM : female-to-male, femme-vers-homme. Un homme trans'.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3&gt;Parlez à la personne dans le bon genre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ça, c'est vraiment &lt;em&gt;la&lt;/em&gt; base, qui semble tellement évidente qu'on ne
devrait pas avoir à dire. Pourtant, même cela ne va pas de soi pour tout le
monde. Donc puisqu'il faut le dire : si on a un minimum de respect pour
une personne, on lui parle (et on parle d'elle) dans le genre désiré. Même si
vous &lt;em&gt;savez&lt;/em&gt; que cette personne qui parle au féminin a un pénis. Même si
vous trouvez qu'elle ne ressemble pas à une femme du tout.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Si vous avez un doute, demandez&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Si vous ne savez pas comment désigner une personne, il y a deux solutions
possibles : éviter d'avoir recours à des mots genrés (ce qui est faisable
si on parle à cette personne, puisqu'on dit «tu», mais qui peut être plus dur
si on parle d'elle à quelqu'un d'autre), ou alors lui demander.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou alors on prend le risque de se tromper, mais c'est dommage,
non ?&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Du bon emploi de «un» et «une» transsexuel/le&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le mot «transsexuel» suit les même règles d'accord que les autres
mots ; par conséquent, un transsexuel désigne un homme transsexuel (FtM)
ou, le masculin l'emportant dans notre langue, un transsexuel en général.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parler d'une femme trans' (MtF) on dit «une transsexuelle».&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Ne jouez pas avec le genre des autres&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Certaines personnes aiment bien jouer avec le genre, en utilisant des
néologismes comme «il/elle», «ille», «el», etc. Il n'y a rien de mal à ça.
C'est plutôt bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oh, à un détail près : quand la personne le choisit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez qu'on vous appelle «ille», faites-vous plaisir. Mais par
pitié, ne l'utilisez pas pour parler d'une personne qui, elle, veut clairement
qu'on la désigne comme «elle» (ou «lui»).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«Il/elle» est un peu différent, dans le sens où c'est un terme qui peut être
utilisé si vous avez un doute sur le genre d'une personne. Mais continuer à
utiliser «Il/elle» alors que vous savez comment la personne veut qu'on la
désigne, c'est renvoyer le message que vous refusez toujours de considérer
cette personne dans le genre dans lequel elle se définit.&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;Ça n'est pas une option&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;«Ça» est un pronom neutre. C'est aussi et surtout un pronom utilisé pour
désigner les objets, les choses, bref, pas les humains. S'il vous venait l'idée
bizarre d'utiliser ce terme pour caractériser un/e trans', oubliez-la.
Vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Sur quelques aspects «médicaux»&lt;/h3&gt;
&lt;h4&gt;Ne posez pas l'équation «trans = opération»&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;L'opération de «Chirurgie de Réassignation de Sexe» (CRS pour les intimes),
consistant à modifier chirurgicalement les parties génitales d'une personne,
est souvent la première chose à laquelle on pense quand on parle de trans'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, certain/e/s trans' n'ont pas envie de passer par là. Certain/e/s
passent par là mais n'en font pas LA chose qui leur permettra de se considérer
dans le genre désiré. Évitez de faire comme si la vie de la personne que vous
avez en face de vous tournait autour d'un acte chirurgical.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Ne demandez pas à un/e trans' des détails intimes. À moins, évidemment,
d'être intime.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu'une personne soit manifestement trans' ne vous autorise pas,
après cinq minutes de conversation, à lui demander ce qu'elle a entre les
jambes, si elle compte se faire opérer, ou si elle prend des hormones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf peut-être si vous êtes aussi du genre, après avoir échangé trois
phrases, à demander à un homme cisgenre la taille de son pénis, ou à une femme
cisgenre si elle prend la pilule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinon, considérez que ce que la personne a entre les jambes ne concerne
qu'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, cela peut dépendre du contexte, mais en général demander cela a
pour effet de faire ressentir à la personne trans' qu'elle est une sorte
d'animal exotique.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Ne faites pas sentir aux trans' qu'ils n'existent pas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voilà un conseil assez vague, alors je vais donner quelques pistes. Toutes
ne sont pas forcément faciles à appliquer, mais je pense qu'elles constituent
une base de réflexion intéressante.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Il n'y a pas que des MtF&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Même si, heureusement, les trans' FtM sont de plus en plus visibles et que
de moins en moins de gens pensent que «des femmes qui veulent devenir des
hommes, ça n'existe pas», il n'en reste pas moins qu'il y a une certaine
tendance à assimiler «trans'» à «trans' homme-vers-femme».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la plupart des études montrent qu'actuellement, les personnes qui
entament une transition «femme-vers-homme» représentent à peu près le même
nombre que celles qui entament une transition «homme-vers-femme». Évitez donc
de réduire «les trans'» aux femmes trans'.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Ne dites pas «moi, je suis un mec/une femme»&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Si vous êtes en présence d'un homme trans', ne dites pas quelque chose comme
«bon c'est vrai, moi, je suis un mec». Lui aussi.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Il n'y a pas que des hommes et des femmes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Si la majorité des trans' se définissent homme ou femme, certains se
définissent aussi entre les deux genres, ou ni l'un ni l'autre ; c'est
aussi le cas de certaines personnes qui ne se considèrent pas «trans'» pour
autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayez donc dans la mesure du possible d'éviter de parler «des hommes et
des femmes» et préférez le terme «personne».&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;De la non-mixité&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Afin de permettre aux femmes de se retrouver l'espace d'un moment pour
discuter sans oppression masculine, certaines structures militantes (ou pas)
utilisent, de manière occasionnelle ou permanente, une non-mixité des femmes
(il doit y avoir aussi des cas de non-mixité des hommes ; cependant, le
cas étant beaucoup plus rare, dans la suite de cette section, je parlerai
uniquement de la non-mixité des femmes. Évidemment, la même chose peut
s'appliquer aux hommes de la même manière, juste en remplaçant «femme» par
«homme» et vice-versa).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lien entre les trans' et cette non-mixité a souvent été l'objet de débats
houleux, parfois révélateurs d'une certaine transphobie. Pour autant il me
semble qu'il ne faut pas «jeter le bébé avec l'eau du bain» et qu'il est
possible d'avoir une non-mixité qui permette d'avoir des discussions qui
n'auraient pas forcément pu être tenues ailleurs sans rejeter les personnes
dont le genre n'est pas «casher».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base, là encore, est de considérer les femmes trans' comme des femmes et
les hommes trans' comme des hommes. Cependant, il me semble nécessaire d'aller
un peu plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;Faites savoir aux femmes trans' qu'elles peuvent entrer&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Dire que les trans' ne sont pas exclues, c'est une chose. Leur faire savoir
qu'elles sont incluses, c'en est une autre. Je sais que, dans le doute, j'ai
tendance à éviter ce genre de réunion, par crainte d'être exclue ou de lancer
un débat houleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus simple me semble donc encore de dire explicitement aux trans'
qu'elles sont les bienvenues.&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;N'insistez pas pour que les hommes trans' entrent (... ou sortent)&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Une insistance à vouloir inclure quelqu'un peut être aussi mal pris qu'une
insistance à l'exclure. N'expliquez pas à un FtM qui explique qu'il n'est pas
une femme que, vu qu'il a un vagin, il devrait rentrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou alors, parlez de «non-mixité femmes/trans'/lesbiennes&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/09/11/#pnote-154399-3&quot; id=&quot;rev-pnote-154399-3&quot; name=&quot;rev-pnote-154399-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;», «non-mixité sans hommes cisgenres», bref de
quelque chose qui est élargi et dans lequel il peut se sentir appartenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'inverse, certains hommes trans' peuvent ressentir le besoin de
participer à cette structure non-mixte, puisque, même sans se définir «femmes»,
ils peuvent être confrontés au même sexisme. Il me semble que, globalement, la
non-mixité devrait conserver une certaine souplesse à ce niveau en assumant une
certaine ambiguité dans la «frontière».&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;N'utilisez pas «Sexe: m/f»&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le sexe désigne le sexe biologique. Le genre désigne le genre social. En
général il est plus approprié de savoir si une personne se définit comme un
homme ou une femme que de savoir ce qu'elle a entre les jambes. Donc déjà il
est plus sympathique d'employer le terme genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne considérez pas non plus que toutes les personnes sont m/f. Que ce soit
pour le sexe biologique — les intersexes existent — ou pour le genre (cf la
partie «Il n'y a pas que des hommes et des femmes»). Même si ces personnes sont
minoritaires, cela ne coûte pas grand-chose de leur faire sentir qu'ils ont
aussi le droit d'exister.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Ne partez pas du principe que tout le monde est cisgenre&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Plus généralement, tout comme il faudrait éviter de partir du principe que
tout le monde est hétérosexuel, il serait bon de ne pas partir du principe que
tout le monde est cisgenre, même si cela peut paraître compliqué, surtout que
la proportion de trans' est encore plus faible que celle d'homosexuel/les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier lorsqu'on fait références à des aspects biologiques ou
anatomiques du corps, il me semble préferable d'utiliser des expressions comme
«personne de sexe masculin/féminin» (ou éventuellement de «mâle/femelle», mais
c'est en général mal vu pour parler d'êtres humains) plutôt que «homme/femme».
Si ce n'est évidemment pas vital lorsqu'on parle de généralités (dire «les
femmes ont un vagin» ne prend pas en compte l'existence de trans', mais n'a pas
de conséquence dramatique), cela peut avoir une grande importance suivant le
domaine (cela me semble notamment prioritaire dans la santé, par exemple pour
le dépistage de certains cancers).&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Errare humanum est ; persevere diabolicum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On peut se tromper. Il n'y a pas vraiment de mal. Parfois on ne peut pas
savoir qu'une personne ne se définit pas comme «lui» ou «elle». Et parfois on
peut le savoir mais, parce que la personne a une apparence associée à l'autre
genre, ou simplement parce qu'on a été habitué à parler de cette personne dans
l'autre genre, on peut se tromper quand même. Ce n'est pas dramatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, en revanche, plus gênant quand c'est fait de manière répétée. Par
exemple, si une personne vous reprend trois fois de suite pour corriger votre
«elle» en «lui» ou vice-versa, essayez de faire un minimum attention pour la
quatrième.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces conseils ont pour but de sensibiliser une population pas forcément
formée aux questions trans' ; Ils n'ont pas pour but de vous terroriser à
l'idée de parler à une (ou d'une) personne trans'. Globalement, personne ne va
vous pendre pour une petite erreur, surtout si vous êtes de bonne foi et
reconnaissez avoir employé un mauvais terme.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Licence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces conseils ont été écrits intialement par Élisabeth Henry sur son blog
«Red is undead» (http://red.reveries.info). Ils sont diffusés sous licence
Creative Commons - By - ShareAlike.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, vous avez la permission de rediffuser et de modifier sous
texte comme vous le souhaitez à condition de citer le nom de l'auteure
originale et de le distribuer sous les mêmes conditions.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/09/11/#rev-pnote-154399-1&quot; id=&quot;pnote-154399-1&quot; name=&quot;pnote-154399-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] On citera notamment en français &lt;a href=&quot;http://www.ftmvariations.org/suggestions.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la page écrite
par Lazz, plus centrée FTM&lt;/a&gt;, ainsi qu'en anglais : &lt;a href=&quot;http://community.livejournal.com/transgender/1103296.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Trans
Respect/Support Etiquette 101&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.mlp.org/resources/mlptgn.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;More Light on
Transgender&lt;/a&gt;, ou (que je trouve plus intéressant) &lt;a href=&quot;http://iamtransgendered.com/Etiquette.aspx&quot;&gt;Proper Etiquette when dealing with
the Transgendered&lt;/a&gt;. Toujours en anglais, il y a aussi &lt;a href=&quot;http://www.ehow.com/how_17451_be-sensitive-pronouns.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;How to
Be Sensitive to Pronouns and Gender Issues When Talking to a Transgendered
Person&lt;/a&gt; ou encore un &lt;a href=&quot;http://www.thinkagaintraining.com/pdfs/transetiquettehandout.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;petit pdf qui résume bien&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/09/11/#rev-pnote-154399-2&quot; id=&quot;pnote-154399-2&quot; name=&quot;pnote-154399-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] On emploie aussi souvent en France le terme de «femme
biologique», ou «femme bio».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2007/09/11/#rev-pnote-154399-3&quot; id=&quot;pnote-154399-3&quot; name=&quot;pnote-154399-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Certaines lesbiennes ne se définissant pas comme des
femmes non plus, en accord avec l'énoncé de Wittig : «les lesbiennes ne sont
pas des femmes».&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://red.reveries.info/post/2007/09/11/Petits-conseils-destines-aux-militant-e-s-trans-friendly-ou-qui-croient-letre#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Masturbation masculine, masturbation féminine</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/06/23/Masturbation-masculine-masturbation-feminine</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 14:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Ludique</category>
        <category>hormones</category><category>ma vie</category><category>rammstein</category><category>transition</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Bon, histoire de changer un peu des billets un peu sérieux, voilà un billet
non seulement n'importe quoi, et destiné à raconter une partie de ma transition
de genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que bon, normalement les blogs de trans', c'est quand même surtout
censé parler de comment on fait notre parcours, et j'ai un peu négligé ce
sujet. Mais voilà un rattrapage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis depuis un certain temps sous anti-androgène, c'est-à-dire de
l'acétate de cyprotérone, aussi appelé Androcur. Bon il paraît que ce
médicament est pas super bon à long terme pour le foie, mais ce n'est pas si on
en avait qu'un, hein ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je prends aussi de l'estradiol depuis moins longtemps, en complément pour
féminiser le corps.C'est un traitement hormonal assez courant pour les trans',
en tout cas en Europe (aux USA l'acétate de cyprotérone n'est pas autorisé,
alors forcément...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas encore trop vu d'effet sur mon physique, mais par contre sur ma
libido, carrément. Ce qui s'explique assez facilement vu que l'Androcur est un
castrateur chimique ; il y a des pays où c'est filé aux pédophiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas jouir, juste que c'est plus long
(en temps) et plus court (en taille).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet le plus fragrant de ma féminisation se fait, dans mon cas, sentir
sur les fantasmes quand il me prend l'envie de me masturber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant, j'avais les trucs classiques, où je me projetais dans une relation
sexuelle, par exemple en train de me faire monter par Viggo Mortensen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, ma libido est beaucoup plus féminine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me mets une petite &lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch?v=MHBl9Ud10bg&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;musique douce&lt;/a&gt; à fond dans les écouteurs et je m'imagine dans
une situation romantique.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Par exemple avec une petite mini-jupe sexy, des grosses rangers et un haut
un peu joli, perchée sur le toit d'une Mercedes de luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Sie wollen mein herz am rechten fleck&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Doch sech ich dann nach unten weg)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je saute sur le capot, l'enfonçant légèrement, et je balance un coup de pied
dans le petit logo Mercedes qui est en pointe à l'avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Da schlägt es links)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'envoie un coup de ranger dans le pare-brise et commence à le démolir un
peu, puis je saute à côté de la voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Sie wollen mein herz am rechten fleck&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Doch sech ich dann nach unten weg)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me sors un gros cigare cubain et le met dans ma bouche, avant de
l'allumer avec un briquet zippo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Da schlägt es links)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, j'allume le cocktail Molotov que j'ai dans la main gauche avec mon
cigare, et je le balance sur la Mercedes de luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Links ! Zwo ! Links ! Zwo ! Links ! Zwo !
Drei ! Vier !)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bref, tout ça pour dire que la féminité, ben, c'est ce qu'on en fait.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Sur les hommes qui aiment les femmes qui ont été des hommes</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/06/17/Sur-les-hommes-qui-aiment-les-femmes-qui-ont-ete-des-hommes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:80a51b63cda30b5b21425f1d6f89ecdb</guid>
    <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 21:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>trans</category><category>transphile</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je suis tombée sur un article en anglais (qu'on peut télécharger
gratuitement &lt;a href=&quot;http://www.springerlink.com/content/v5kp34g167q74r8u/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;en PDF ici&lt;/a&gt;) intitulé « Men Who Have Sex with Transgender
Women: Challenges to Category-based HIV Prevention».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme son nom l'indique, il est consacré aux hommes qui ont des relations
sexuelles avec des femmes trans', dans une optique de lutte contre le Sida. Les
chercheurs ont interrogé 46 hommes «transphiles» de San Francisco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve que certains résultats sont intéressants:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;23 disaient avoir eu des relations avec des femmes bio, des femmes trans'
et des hommes ; 22 avoir eu des relations sexuelles avec des femmes trans'
et des femmes bio ; 1 n'avoir eu des relations sexuelles qu'avec des
femmes trans'.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;J'avoue que je suis un peu étonnée de ne voir aucune personne n'ayant eu de
relation sexuelle qu'avec des femmes trans' et des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;20 se disaient hétérosexuels, dont dix sans hésitation, alors que d'autres
semblent se dirent hétérosexuels mais se rendre compte que ça sort un peu des
catégories conventionnelles.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;14 se disaient bisexuels, là encore avec un clivage entre ceux qui
répondent sans hésitation et ceux qui hésitent : «Je ne pense pas en ce
terme... Ce serait bisexuel parce que ma copine est trans', alors je la vois
comme une fille, donc d'une certaine façon je suis hétéro, mais en réalité je
suppose que des gens me rangeraient chez les bisexuels.» Là encore, les auteurs
de l'article pointent qu'il semble y avoir une contradiction entre
l'orientation sexuelle qu'ils ressentent et celle avec laquelle ils savent être
rattachés par un regard extérieur.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;4 se disaient gay&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;8 refusaient de donner une orientation sexuelle&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les auteurs dessinent 3 tendances chez ces hommes concernant les «motifs
d'attraction» :
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;des hommes qui se décrivent attirés par des individus se trouvant être
trans', mais pas par les trans' en général.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;à l'inverse, des hommes qui se sentent spécifiquement attirés aux trans'
parce qu'elle remettent en cause la «dichotomie de genre traditionnelle» et
«semblent attirés par l'exotisme entourant les femmes transgenres».&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un troisième groupe un peu semblable mais plus attiré par l'aspect physique
du corps trans' que par «l'esprit». Un sous-groupe étant attiré par une sorte
d'«hyper-féminité» : «les filles trans' sont ultra-sexy, beaucoup plus
qu'une femme génétique» ; un autre plutôt par la partie vraiment
anatomique : «j'aime les femmes avec des queues. J'aime les tétons et
j'aime les queues.»&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les auteur comparent ensuite ces 3 catégories par rapport aux orientations
sexuelles, et ne trouvent pas de lien très forts. En revanche ils trouvent des
corrélations entre les préférences sexuelles et l'orientation ressentie.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ainsi, 12(/20) des hommes hétérosexuels préfèrent être
l'«insérant&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/17/#pnote-251775-1&quot; id=&quot;rev-pnote-251775-1&quot; name=&quot;rev-pnote-251775-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;», tandis que les autres n'émettent pas de
préférence ; 12 disent se moquer que leur partenaire soit pré-op ou
post-op, tandis que 4 préfèrent les pré-ops et 4 les post-ops&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Chez les bisexuels, 10(/14) préfèrent être l'insérant, tandis que deux
n'ont pas de préférence et un préfère être le réceptif.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sur les 4 gays, un seul déclare une préférence pour êter l'insérant, les
autres n'ayant pas de préférence.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs concluent avec une partie plus spécifique sur la lutte contre le
VIH et discutent la pertinence de mettre en place des modes de prévention selon
les «identités» alors que les comportements ne correspondent pas forcément et
que des communautés n'ont pas véritablement formé d'«identité» autour de leur
sexualité ; par conséquent des approches ciblant les communautés
pourraient ne pas atteindre des groupes à haut risque.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/post/2008/06/17/#rev-pnote-251775-1&quot; id=&quot;pnote-251775-1&quot; name=&quot;pnote-251775-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] C'est à dire celui qui pénètre. Le texte anglais parle
d'«insertive partner» et j'aime bien ce terme, alors je l'utilise :p&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://red.reveries.info/post/2008/06/17/Sur-les-hommes-qui-aiment-les-femmes-qui-ont-ete-des-hommes#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Mes écrits : créatures de rêve</title>
    <link>http://red.reveries.info/post/2008/06/17/Mes-ecrits-%3A-creatures-de-reve</link>
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    <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 00:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elly</dc:creator>
        <category>Littérature</category>
        <category>alys</category><category>fantastique</category><category>nouvelle</category><category>trans</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://red.reveries.info/tag/nouvelle&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;texte&lt;/a&gt; que je voudrais présenter
aujourd'hui s'appelle &lt;a href=&quot;http://reveries.info/courtes/creatures_de_reve/dl/html/creatu