Red is still undead

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lundi, juin 23 2008

Masturbation masculine, masturbation féminine

Bon, histoire de changer un peu des billets un peu sérieux, voilà un billet non seulement n'importe quoi, et destiné à raconter une partie de ma transition de genre.

Parce que bon, normalement les blogs de trans', c'est quand même surtout censé parler de comment on fait notre parcours, et j'ai un peu négligé ce sujet. Mais voilà un rattrapage.

Je suis depuis un certain temps sous anti-androgène, c'est-à-dire de l'acétate de cyprotérone, aussi appelé Androcur. Bon il paraît que ce médicament est pas super bon à long terme pour le foie, mais ce n'est pas si on en avait qu'un, hein ?

Je prends aussi de l'estradiol depuis moins longtemps, en complément pour féminiser le corps.C'est un traitement hormonal assez courant pour les trans', en tout cas en Europe (aux USA l'acétate de cyprotérone n'est pas autorisé, alors forcément...).

Je n'ai pas encore trop vu d'effet sur mon physique, mais par contre sur ma libido, carrément. Ce qui s'explique assez facilement vu que l'Androcur est un castrateur chimique ; il y a des pays où c'est filé aux pédophiles.

Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas jouir, juste que c'est plus long (en temps) et plus court (en taille).

L'effet le plus fragrant de ma féminisation se fait, dans mon cas, sentir sur les fantasmes quand il me prend l'envie de me masturber.

Avant, j'avais les trucs classiques, où je me projetais dans une relation sexuelle, par exemple en train de me faire monter par Viggo Mortensen.

Maintenant, ma libido est beaucoup plus féminine.

Je me mets une petite musique douce à fond dans les écouteurs et je m'imagine dans une situation romantique.

Par exemple avec une petite mini-jupe sexy, des grosses rangers et un haut un peu joli, perchée sur le toit d'une Mercedes de luxe.

(Sie wollen mein herz am rechten fleck

Doch sech ich dann nach unten weg)

Je saute sur le capot, l'enfonçant légèrement, et je balance un coup de pied dans le petit logo Mercedes qui est en pointe à l'avant.

(Da schlägt es links)

J'envoie un coup de ranger dans le pare-brise et commence à le démolir un peu, puis je saute à côté de la voiture.

(Sie wollen mein herz am rechten fleck

Doch sech ich dann nach unten weg)

Je me sors un gros cigare cubain et le met dans ma bouche, avant de l'allumer avec un briquet zippo.

(Da schlägt es links)

Ensuite, j'allume le cocktail Molotov que j'ai dans la main gauche avec mon cigare, et je le balance sur la Mercedes de luxe.

(Links ! Zwo ! Links ! Zwo ! Links ! Zwo ! Drei ! Vier !)

Bref, tout ça pour dire que la féminité, ben, c'est ce qu'on en fait.

mercredi, juin 11 2008

Intermède publicitaire

Pour changer un peu des articles plus sérieux (et puis parce qu'entre trans' et mariage, ce blog finit par tourner vraiment en rond), voici un petit intermède publicitaire vers un tout nouveau webcomic (ou blog bd, c'est pareil ou pas ?) par Louna (qui a déjà fait, ou participé à, quelques blogs bd), "Plus belle la mort: Génèse", qui sera une série alternative "en ligne" de la BD «Plus belle la mort» (qui devrait, elle, être sur papier, enfin si j'ai bien compris tout ça).

En tout cas même si pour l'instant c'est tout nouveau, je trouve que c'est très joli et j'aime bien l'univers tel qu'il se profile, donc j'espère que ça aura du succès (et que ça sera mis à jour souvent :p)

mardi, mars 11 2008

Laibach

Histoire de changer un peu, et parce que j'avais promis, voilà un «billet» sur un groupe de musique que j'ai découvert assez récemment et dont je suis devenue total(itair)ement fan.

Laibach

Laibach est un groupe Slovène dont le nom vient du nom allemand de Ljubljana, la capitale de la Slovénie. Il s'est créé au début des années 1980 et, avec son imagerie totalitaire mélangeant éléments staliniens et nazis a provoqué pas mal de polémiques ; il a ainsi été interdit pendant plusieurs années.

Laibach s'est ensuite «exporté» en dehors de la Yougoslavie et a fait un certain nombre de «reprises» de tubes (de groupes comme Les Beatles, Queen, Opus) et en abordant de sujets divers dans ses albums, dont certains titres sont suffisamment évocateurs :

  • Kapital (1992)
  • NATO (1994)
  • Jesus Christ Superstars (1996)
  • WAT (2003) (WAT signifie ici «We Are Time» mais il est dur de ne par le rapprocher de «War Against Terror»)
  • Volk (2006)

S'il y a bien évidemment des constantes dans la façon d'aborder les thèmes, dans l'imagerie totalitaire et déshumanisée, musicalement le style varie beaucoup selon les albums

NSK

Laibach fait partie d'un collectif artistique plus large, le NSK, Neue Slowenische Kunst, qui ne se limite pas simplement à la musique (même si Laibach est la composante la plus connue). Depuis 1991, ils son mêmes devenus un «État dans le temps», qui délivre des passeports.

Quelques clips

Histoire de profiter de l'aspect multimedia et Web 2.0 des blogs et de l'Interweb, voici deux clips, histoire de montrer ce que ça donne concrètement :

Tanz mit Laibach

Tanz Mit Laibach (qui est, il me semble, inspiré du morceau «Der Mussolini» de DAF) mélange «Dance» et totalitarisme.


Tanz Mit Laibach
Opus dei

Opus Dei, lui, est une reprise de «Live is life» d'Opus avec un côté peut-être un peu plus sinistre. Ils ont fait plusieurs reprises de tubes de rock version fascisante et je trouve ça intéressant comme reflexion sur le lien entre idéologie et art, en particulier la musique.


LAIBACH / OPUS DEI / LIFE IS LIFE

Un mot de conclusion

À cause de son imagerie qui passe de l'ultra stalinisme au fascisme en passant par le capitalisme démocratique occidental - et bien souvent les 3 à la fois -, Laibach a souvent été accusé de fascisme, accusation que leur refus de s'expliquer clairement n'a pas aidé à lever. En effet les membres continuent à jouer leur rôle dans les interviews (il n'y a qu'à voir cette magnifique interview qui date de 1984) et répondent, lorsqu'on leur pose la question : «Ce n'est pas évident ?»

Je ne vais pas faire long là dessus mais je vais citer un petit article du philosophe Slavoj Zizek, «Why Are Laibach and NSK not Fascists ?», qui date de 1993 :

The first reaction of the enlightened Leftist critics was to conceive of Laibach as the ironic imitation of totalitarian rituals; however, their support of Laibach was always accompanied by an uneasy feeling: "What if they really mean it? What if they truly identify with the totalitarian ritual?" -or, a more cunning version of it, transferring one's own doubt onto the other: "What if Laibach overestimates their public? What if the public takes seriously what Laibach mockingly imitates, so that Laibach actually strengthens what it purports to undermine?" This uneasy feeling is fed on the assumption that ironic distance is automatically a subversive attitude. What if, on the contrary, the dominant attitude of the contemporary "postideological" universe is precisely the cynical distance toward public values? What if this distance, far from posing any threat to the system, designates the supreme form of conformism, since the normal function of the system requires cynical distance? In this sense the strategy of Laibach appears in a new light: it "frustrates" the system (the ruling ideology) precisely insofar as it is not its ironic imitation, but over-identification with it - by bringing to light the obscene superego underside of the system, over-identification suspends its efficiency.

La première réaction des critiques de Gauche éclairés fut de concevoir Laibach comme l'imitation ironique de pratiques totalitaires ; cependant, leur soutien de Laibach était toujours accompagné d'un sentiment désagréable : «Et s'ils le pensaient vraiment ? Et s'ils s'identifiaient vraiment avec la pratique totalitaire ?» ou, une version plus habile, en transférant les doutes de l'un sur l'autre : «Et si Laibach surestimait leur public ? Et si le public prenait sérieusement ce que Laibach imite en se moquant, de telle façon que Laibach renforcerait en fait ce qu'il cherche à saper ?» Ce sentiment désagréable est nourri par la supposition que la distance ironique est automatiquement une attitude subversive. Et si, au contraire, l'attitude dominante de l'univers contemporain «postidéologique» était précisément la distance cynique envers les valeurs publiques ? Et si cette distance, loin de poser la moindre menace au système, était la forme suprême de conformisme, puisque le fonctionnement normal du système requiert une distance cynique ? Dans ce sens, la stratégie de Laibach apparaît dans une nouvelle manière : elle «frustre» le système (l'idéologie dirigeante) précisément en ce qu'il ne s'agit pas d'imitation ironique, mais de suridentification - en montrant en plein jour l'obscène sur-moi en-dessous[1] du système, la sur-identification suspend son efficacité.

Cela ne clôt évidemment pas le débat concernant Laibach, mais personnellement en tant qu'auteure et militante cette vision de l'ironie et de la parodie m'interroge et me semble intéressante.

À noter, pour ceux que ça intéresse, que si Laibach et le NSK ne s'expliquent jamais directement, ou en tout cas pas franchement clairement, le site du NSK recense un certain nombre d'articles (en anglais) qui, comme celui de Zizek, donne un éclairage sur leur approche.

PS: on me racomte dans mon oreillette qu'un groupe de metal industriel français dénommé le CNK a une approche inspirée de Laibach pour son dernier album, «L'hymne à la joie», qui par ailleurs vaut le détour.

PPS: tiens, il y au moins un autre camarade de la LCR qui écoute ça, je ne l'aurais pas parié :o) Par contre, ça ne fait manifestement pas l'unanimité à l'extrême-gauche.

PPPS : je suis allée au concert de Laibach à Marseille. J'avais quand même peur qu'il y ait pas de fachos et que l'ambiance soit du coup pas géniale. Résultat, avant le concert, Laibach a passé une dizaine de morceaux... soviétiques : l'Internationale, les partisans, la Varsovienne, la jeune garde, etc. Il y avait quand même quelques types à l'alllure un peu faf[2], ben ils tiraient un peu la gueule sur la fin[3] :o

(Billet légèrement mis à jour le 10 mars 2008)

(Billet légèrement mis à jour le 31 mars 2008)

Notes

[1] Désolée, je n'arrive pas à traduire mieux «obscene superego underside», si quelqu'un a une proposition...

[2] Cela dit, l'allure ça ne veut pas toujours dire grand-chose.

[3] Et ça, ça veut dire quelque chose, parce que quelqu'un qui n'aime pas ce genre de chants est au pire un fasciste, au mieux quelqu'un qui n'a pas de goût.

lundi, février 11 2008

Questionnaire pour ceux qui font des questionnaires soi-disant «LGBT»

C'est à nouveau les élections, et les associations, notamment LGBT, se remettent à envoyer des questionnaires aux candidats. En tant que militante politique je trouve ça assez cool parce que ça force à avoir des réponses à des questions qu'on se pose pas tout le temps (j'avais vu les réponses de Besancenot à un questionnaire sur les jeux vidéos, c'est vrai qu'on a rarement de débat politique là-dessus et pourtant c'était intéressant).

En tant que trans par contre, force est de constater que pas mal de questionnaires LGBT (pas tous, heureusement), me soulent un peu vu leur façon de mettre le T dans le nom et uniquement là.

Donc, voilà un questionnaire ludique en forme de QCM à ceux qui envoient des questionnaires.

Le T de LGBT...

  1. est là pour faire joli.
  2. montre qu'on est vachement ouvert.
  3. c'est le pluriel de LGB, c'est un mot irrégulier.

Vous parlez de personnes transsexuelles ou transgenres...

  1. jamais.
  2. lorsqu'on explique ce que veut dire LGBT.
  3. pour insister sur le fait que c'est un pluriel.

Les revendications spécifiques concernant les trans...

  1. n'existent pas.
  2. il y en a ?
  3. sont incluses puisqu'on parle de «LGBT».

Concernant les intersexes...

  1. c'est une légende.
  2. ça veut dire le sexe international ?
  3. c'est un peu comme des trans' : on s'en fout.

jeudi, janvier 24 2008

Proposition débile pour un genre neutre en français

J'aime bien le principe de la neutralité des genres et d'essayer de trouver des moyens pour le permettre en français.

J'aime moins la pratique. «Il/elle» n'est, justement, pas pratique. «Machin-e» est moche ; «machinE» encore plus et «machin(e)» est lourd.

Voilà donc une proposition pour avoir un genre neutre en français, vaguement inspirée du Spivak. C'est avant tout un truc pour moi et je m'en servirai peut-être sur ce blog ; mais évidemment si ça se répand et que je deviens une star à cause de ça, je vais pas cracher dessus.

Pronom

En français, on a «il» ou «elle». Comment avoir un truc neutre ?

Je propose une méthode assez simple et radicale : ne pas en avoir.

Par exemple au lieu de dire il/elle se regarde dans le miroir on dira juste 'Se regarde dans le miroir.

Là où les autre techniques rajoutent plein de lettres, là on en enlève.

D'accord, ça ne marche pas tout le temps, et des fois il est nécessaire de rappeler qui est le sujet. On utilisera alors l'élusion. «Il» et «elle» deviennent donc «l'» ; «ils et elles» deviennent «'ls».

Exemple : l'a pris le temps de venir, c'est gentil de sa part. 'ls ont pris le temps de venir, c'est gentil de leur part.

Vous noterez alors un avantage : en fait ça change rien par rapport à ce qu'ont dit déjà à l'oral, si on mâche un peu ses mots.

L'inconvénient c'est que ça marche bien que si on adapte intelligemment la prononciation en fonction du mot qu'il y a derrière : «'ls ont» deviendrait «z'ont» mais «'ls s'entraînent» deviendrait plutôt «l's'entrainent» voire «elles s'entraînent». Pareil pour le singulier : «l'a» est facile mais «l'sentraîne» devrait aussi devenir quelque chose comme «elle s'entraîne». Ça ressemble du coup au féminin mais c'est pas dramatique.

Terminaisons

Le truc vraiment chiant du point de vue de neutralité des genres, en français, c'est le «e» à la fin des mots.

Là encore, ce que je propose est assez simple : mettre une apostrophes. De toutes façons la plupart sont muets donc à l'oral ça changerait rien : «il/elle s'est entraîné(e)» deviendrait «l's'est entraîné'».

Pour certains mots ça s'entendrait : «inscrit'». je propose que pour la prononciation ce soit un «e» relativement discret. Du coup selon les régions on aurait soit quelque chose qui est plus masculinisé (l'accent est plus discret qu'un "e" et il s'entendrait peu à l'oral) tandis que dans d'autres ce serait globalement plus féminisé (à Marseille par exemple).

Un exemple concret de ce que ça pourrait donner sur le texte ci-dessous :

Pour l'camarade impliqué' dans les luttes étudiantes : tu te sens concerné' par la politique ? Oppressé' par la dictature capitaliste ? Rejoins-nous ! Nos militant's sont présent's dans les luttes et mobilisé's pour la défense du prolétariat. 'ls sont présent's dans la majorité des facs et des usines en lutte. L'étudiant' militant' a tout à gagner à nous rejoindre ensemble, nous sommes plus fort's !

Bon d'accord, c'est un peu débile et c'est à l'arrache, mais d'un autre côté j'ai pas mis à jour ce blogue depuis longtemps, alors je poste quand même :p

dimanche, novembre 11 2007

Un peu de musique...

Je pensais que Cauet était un gros con ; je sais maintenant que c'est un trou du cul transphobe. Mais en fait, ce n'est pas lui dont je vais parler, mais du groupe qui m'a servi à me passer les nerfs après avoir entendu sa dernière merde sur youtube (je mets pas de lien, je vous laisse utiliser google si vous êtes masochistes).

Ce groupe, c'est Bolchoi, un groupe punk/Oi! qui malheureusement à ma connaissance n'existe plus, mais qui a fait une quinzaine de morceaux. On peut télécharger leurs chansons gratuitement sur leur site, alors il serait dommage de s'en priver.

Perso les morceaux purs «skins» sont un peu hermétiques pour moi, mais il y a deux chansons que j'aime beaucoup : «Branleur» (Tu me mates dans la rue, reluques bien mon cul. Tu z'yeutes bien mes seins, me prends pour une putain. Tu vois mes bas résilles, tes yeux partent en vrille, ta bouche vient me siffler en un sourire niais. Mais quand je me mets à te jeter, tu me traites de bêcheuse, d'allumeuse. Continue comme ça et c'est ta teutê que j' vais allumer.) et «Violence rouge, colère noire (Hé ! Bourgeois ! Vise un peu par là : Ton erradication, c'est notre combat. Hé ! Bourgeois ! Vois notre poing levé, c'est dans ta face qu'il va retomber. ).

L'avantage, c'est que ça fout la pêche.

L'inconvénient, c'est qu'après on a quand même un peu envie d'aller jeter des cocktails molotovs.

lundi, octobre 8 2007

Trans people in video games

Version française ici.

(Yeah, since the subject really is of the uttermost importance, I really needed to translate this post and not other ones.)

Birdo

Birdo, Birdo is a Super Mario Bros 2 character that also appeared in some other titles of the franchise, such as mario super smash football and that sort of games.

Honnestly, I played Mario 2 at the time, and it wasn't really obvious that the character was a tranny. Yet, in the english booklet there was some note on the character: "He thinks he's a girl and he spits eggs from his mouth. He'd rather be called Birdetta".

I have some difficulties understanding if it was really wanted or not. It would seem that in the following games Birdo was then called "she" but that they want back to "him" in the latest football game featuring Mario.

Personnally, I'm quite sceptical at all this. Ok, you could say it's pretty cool to see a trans character in a video game, especially in 1988. On the other hand, it still is just some strange pink egg-spitter beast. And the booklet's sentence... "He think he's a girl" is typically the sort of sentence that makes me want to hurt its author with some huge pink egg.

Poison

Now if you think the tranny pink egg-spiter monster is weird, wait for the continuation.

The other trans character (at least, the only trans character that I heard) of the 80s is called Poison. poison.jpg She appeared in the first Final Fight and also made some apparitions (without being a playable character) in some Street Fighters.

If I understood her history correctly, but from what I read things aren't really clear either, Poison wan't supposed to be trans at the beginning, but just a "normal" woman, that is, normal according to fighting video games: really sexy, with more "agility" than "strenght" and, most important, clothes reduced to the minimum: it looks like pixels were expensive at this time (and now, it stills look like, when it comes to female clothes, polygons stay expensive).

However, there was a problem: after being distributed on arcade stations, the game was also supposed to be released on a Nintendo console. At that time, Nintendo's policy was really strict: games were forbidden to contain violence against women (princess sequestration were obviously OK, though).

So, an argument (which actually didn't work) from the game editors was that the character was not a woman, but a non-operated trans.

As on Birdo, I'm a bit sceptical on all this, since I am not even sure the character was really trans. The positive value of a trans character in those condition isn't obvious either. But, on the manner, I think it still was showing some creative bad faith which should be noted :)

Faris

Faris is one of the main characters of Final Fantasy V. faris.jpg and is the captain of a pirate crew.

At the beginning of the game, the other characters think Faris is a man, and Faris indeed lives as a man. It is then revealed that she was dressing as a man to be accepted from the pirates.

After being outed Faris is considered as a woman and she doesn't seem to define herself as a man. Still, it's some interesting example of character since even after that she still stays as she is: she doesn't start wearing female clothes (I think there is a scene in the game where she has to put an evening dress but she doesn't like it and doesn't keep it) and keeps her rude manners. I don't know if she counts as a transgender character but i still remember it as a really cool female character portrayal.

Bridget

Bridget is a Guilty Gear X character. bridget.gif

It's a bit the opposite situation of Faris: he's a boy who has to dress as a girl because he has a twin brother and in his village, two twin brothers are bad luck.

While I think it is some improbable story, it's also a playable character in a fighting video game who happens to be transvestite, and I think it's pretty nice.

Conclusion

I don't have the pretention to cover all trans characters. I know there are some other cases: in Chrono Trigger, Flea is a boss who seems to be a transgender ; in Final Fantasy VII the main character, Cloud, must crossdress in order to get in a place, and so on. There are also some examples of characters, specially non-human ones, whose gender isn't really defined.

The global impression I get, however, is that while some games features some more or less (for some, you really have to look at it on the right angle) trans characters, it mostly is for the "exotic" aspect. I also feel that their portrayal sometimes feature some rather transphobic stereotypes ("he think he is a girl", "is that a man or a woman ?"). On the other hand, when I started to look at this (limiting my search to wikipedia) I tought there would be actually less cases, and there is some positive or at least neutral portrayal, so I guess that's not so bad, specially given the sexist aspect of most videogames.

Post-scriptum (added december 14, 2007): Since I blogged this, pictures of Poison and Bridget from this post have been highly referenced in google images and I got lots of refferers from blog posts, etc. which use the image.

And, well...I think it is a bit representative of general transphobia. Takes this one for example, which apparently says that Poison's transgenderism have definitely been confirmed. The commentary is "it's a trap" and "Have fun fapping to "her" in the future.". Because, yeah, guys, being attracted to a cute trans-girl will render you sick, rotten and will destroy your virility; because yeah, trannies are deceiving you.

Too bad I don't have real control on the server where this blog is hosted, I would have loved to display different images for transphobic pages :)

That being said, I found the information interesting: "In North America, Poison is officially a post-op transsexual. But in Japan, she simply tucks her business away in order to look like a girl". So, we already had Schrodinger's cat which was be both alive and dead at same time; now we have Poison who is both "pre-op" and "post-op" at the same time :)

samedi, septembre 22 2007

Les trans' dans les jeux vidéos

Histoire de continuer dans la catégorie des billets «trans'» tout en rejoignant la catégorie des billets «sujet à la con», je parlerai aujourd'hui d'un sujet de la plus haute importance : la représentation des trans' dans les jeux vidéos.

Voici quelques exemples de personnages trans' ayant apparu dans des jeux vidéo. Autant dire que ça ne va pas être trop long.

Birdo

Birdo, Birdo c'est un personnage de Super Mario Bros 2 qui est ensuite apparu dans un certain nombre d'autres titres de la franchises.

Honnêtement, j'avais joué à Super Mario 2 à l'époque, ça m'avait pas spécialement sauté aux yeux que Birdo était une trans'. Et pourtant, dans la notice en anglais apparaissait l'explication : «Il croit qu'il est une fille et il crache des oeufs par la bouch. Il préfère être appelé Birdetta.»

D'après ce que j'ai pu comprendre, les choses ne sont pas super claires si c'était voulu ou pas. Il semblerait que par la suite Birdo ait été appelée «elle» mais qu'ils reviennent à «lui» dans le dernier jeu de foot impliquant Mario.

Personnellement, tout ça me laisse sceptique. D'accord, on peut dire que c'est bien de voir l'apparition d'un personnage trans' dans les jeux vidéos, surtout en 1988. Mais quand même dans une bestiole rose cracheuses d'oeufs à la con. Et puis, surtout, la phrase dans la notice... «Il croit qu'il est une fille» c'est typiquement le genre de trucs qui me donne assez envie de tabasser son rédacteur à coup d'oeufs roses géants.

Poison

Si vous trouvez un peu bizarre le coup du monstre rose trans' cracheur d'oeufs, attendez la suite.

L'autre trans' (en tout cas je n'ai pas eu écho d'autres) des années 1980 s'appelle Poison. poison.jpg Elle est apparue dans le premier Final Fight et a fait aussi quelques apparitions (sans être un personnage jouable) dans certains Street Fighters.

Au départ, Poison n'était pas trans' : c'était une femme «normale», c'est-à-dire, normale selon les critères de jeu de baston : super sexy, avec un style de combat plutôt «agile» que «en force», et avec des vêtements réduits au minimum vital : les pixels coûtaient cher à cette époque (et on dirait que, concernant les vêtements féminins, les polygones sont toujours une denrée rare).

Seulement, il y avait un hic : le jeu après être passé sur arcade, devait sortir sur une console Nintendo, et Nintendo était assez strict à cet époque : il fallait pas qu'il y ait de violence contre des femmes (cela ne s'appliquait manifestement pas aux enlèvements de princesses).

Du coup, plutôt que de changer le personnage... les éditeurs du jeu ont juste précisé qu'il s'agissait d'une trans non opérée (ou de travesti, ça a pas l'air super clair).

Là, un peu comme au-dessus, je suis assez sceptique sur le côté positif ou pas qu'il y ait un personnage trans' dans ces conditions et si elle est vraiment censée être trans' ou si c'est c'était juste pour essayer de faire passer le truc. Mais sur la forme, je trouve que c'est un coup d'une mauvaise foi imaginative qui mérite d'être salué :o)

Faris

Faris est un des personnages principaux de Final Fantasy V. faris.jpg C'est la capitaine d'une bande de pirates.

Au début du jeu, les autres personnages croient tous que Faris est un homme. Il est révélé ensuite qu'elle se faisait passer pour un homme pour être acceptée des pirates.

Si ensuite Faris est considérée comme une femme et qu'a priori elle ne se définit pas comme un homme, cela reste un exemple à mon avis intéressant de personnage puisque, si elle n'est peut-être pas à proprement parler transgenre, elle ne rentre pas vraiment dans le modèle féminin : elle ne change pas de vêtements pour autant et garde ses manières «rudes».

Bridget

Bridget est un personnage du jeu Guilty Gear X. bridget.gif

Il est un peu dans la situation inverse de Faris : c'est un garçon qui est obligé de se faire passer pour une fille parce qu'il a un frère jumeau et que dans son bled, deux frères jumeaux ça porte malheur.

Si on reste quand même dans les histoires un peu à la con, ça reste quand même un personnage jouable dans un jeu de baston qui est travesti, et c'est plutôt sympa.

Conclusion

Je n'ai pas la prétention d'être exhaustive, mais il y a quelques autres cas de personnages trans', ou de travestissement. Dans Chrono Trigger, Flea est un boss apparemment trans' ; dans Final Fantasy VII le héros, Cloud, doit se travestir à un moment du scénario ; etc. Il faut aussi signaler que pour certains personnages le genre n'est pas vraiment défini.

L'impression que tout ça me laisse, c'est que si certains jeux font apparaître des personnages plus ou moins trans' (parce que bon il y en a pour qui il faut vraiment chercher, quand même), ça reste quand même surtout pour le côté «exotique». Cela dit en commençant à faire des «recherches» là-dessus (je me suis limitée à Wikipedia, en fait) je ne m'attendais pas à ce qu'il y en ait autant, même si ça reste très relatif.

Post-scriptum du 14 décembre 2007: depuis ce billet, les images de Poison et Bridget sont plutôt bien référencées par google images, ce qui m'a offert pleins de reférants venant d'autres billets de blogs, forums, etc. qui utilisaient les images.

Et je dois dire que ce que j'en ai vu est assez représentatif de la transphobie ambiante. Prenez ce post au hasard qui explique apparemment que la transsexualité de Poison a été confirmée (voir ci-dessous). Les commentaires de l'auteur: "It's a trap" et "Have fun fapping to "her" in the future." («rigolez bien quand vous vous branlerez sur "elle" dans le futur»). Parce que, ouais, les mecs, être attirée à une fille trans mignonne va vous rendre malade, pervers et détruira votre virilité ; parce que, ouais, les trans vous trompent, vous piègent.

Dommage que je n'ai pas de réel contrôle sur le serveur sur lequel est hebergé ce blog, j'aurais bien aimé pouvoir afficher des images différentes pour les pages transphobes les incluant :p

Ceci étant dit, l'information est intéressante : "En amérique du Nord, Poison est officiellement une transsexuelle opérée. Mais au Japon, elle cache simplement ses affaires pour avoir l'allure d'une fille" (traduction à l'arrache). Donc, on avait déjà le chat de Schrodinger qui était simultanément mort et vivant ; maintenant on a Poison qui est simultanément «pre-op» et «post-op» :)

lundi, avril 23 2007

Culturisme

Vous pensiez peut-être que c'était une blague quand je disais, dans un billet précédent, que j'avais un billet sur le culturisme de prévu. Ben, non.

Oui, vous allez peut-être vous dire que ce blog part à vau-l'eau : au départ c'était quand même plutôt censé parler de politique, après déjà y'a eu les passages sur le drapeau tricolore dont on se fout un peu, puis les paroles de la Marseillaise version supporter, et là maintenant ça va être gros muscles. Ben, ouais.

Je sais pas pourquoi, de fil en aiguille, je me suis retrouvée à regarder hier des vidéos de body-builders. Je veux dire, c'est pas spécialement mon truc, les muscles énormes.

C'est quand même étrange, je trouve, comme concept : tout faire pour avoir des gros muscles, pas tellement pour lever de la force, mais juste pour avoir des gros muscles. Ma foi, pourquoi pas. Chacun son truc. Les gros muscles, l'huile en plus pour que ça brille, c'est pas le mien, mais bon.

Là où je trouve que ça devient intéressant, je veux dire, dans le cadre de ce blog, c'est pour les femmes. Parce que quand on dit body-building, forcément on pense à Schwarzenegger, ou un autre mec du même acabit. Un mec, en tout cas. Mais pourtant il y a tout de même des femmes culturistes. Petit exemple pris à peu près au hasard sur Dailymotion :

Je trouve ça impressionnant. Je me dis qu'il doit falloir un certain courage pour résister à la pression sociale qui fait qu'une femme doit être pas trop musclée, féminine, etc (bon d'un autre côté dans ce sens là le point positif c'est que les gens dotés d'un minimum d'instinct de survie doivent pas trop faire chier physiquement). Du coup autant pour les mecs le culturisme ça fait super viriliste et tout, mais pour les femmes, ben, c'est limite queer.

Sauf que, en fait, non. Parce que pour creuser un peu, je regarde par exemple l'article sur Wikipedia, et là, ben on voit que le sexisme n'est jamais bien loin. Parce que autant pour les mecs, l'idéal bodybuildé c'est plein de muscles, tout plein, tout gros, autant pour les femmes, c'est un peu de muscles, ok, parce que sinon ça serait pas vraiment du bodybuilding, mais pas trop quand même, il faut rester féminine.

Donc bon voilà, je ne vois toujours pas l'intérêt d'avoir des gros muscles et de les huiler, surtout quand ça demande de passer son temps dans une salle de muscu alors qu'on pourrait troller sur Internet, mais j'ai tout de même une certaine admiration pour ces femmes culturistes qui vont à contre-courant de ce que devrait être la «féminité».

jeudi, avril 19 2007

Votez comme vous luttez

Oui, en ce moment l'activité de ce blog se limite un peu à relayer les vidéos du site de campagne de Besancenot.

Bon en fait j'arrive pas à inclure la vidéo, ce menchevik de blog s'amuse à réécrire le HTML qu'on lui file, alors forcément.... désolée, je peux pas faire mieux.

Promis, après la campagne je ferai des billets un peu plus de fond, avec notamment :

  • quelle perspective révolutionnaire un marxiste devrait-il apporter au milieu du culturisme ?
  • l'heroic-fantasy doit-elle être anticapitaliste, ou peut-on se contenter d'être anti-feodaliste lorsqu'elle se déroule dans un monde féodal ?

Autant dire que, même si je suis pas foutue d'inclure une vidéo, ce blog s'annonce méchamment intéressant.

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